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Le chef du Front Polisario entendu par la justice espagnole

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Le chef du Front Polisario entendu par la justice espagnole
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Le chef du Front Polisario est visé par deux plaintes en Espagne pour "tortures" et "génocides".

Au centre d'une crise diplomatique entre l'Espagne et le Maroc, le chef du Font Polisario, a été en visioconférence par un juge madrilène ce mardi.

Brahim Ghali est hospitalisé depuis avril à Logroño dans le nord de l'Espagne pour des complications liées au Covid-19.

Visé par deux plaintes, l'une pour tortures déposée par Fadel Breika, dissident du Polisario, et l'autre pour génocide, par l'association sahraouie pour la défense des droits de l'homme (ASADEDH), les plaignants souhaitaient que ses papiers soient confisqués, ou qu'il soit détenu provisoirement.

Des mesures rejetées par le juge qui estime que rien ne prouve que Brahim Ghali a participé aux délits décrits. Il fait référence à des faits commis en 2019 dans des camps de réfugiés sahraouis en Algérie.

Cette audition est suivie de près à la fois par les autorités marocaines et espagnoles. Pour Rabat, le chef du Front Polisario est un "criminel de guerre". En représailles à son accueil en Espagne, le Maroc a laissé passer des dizaines de milliers de migrants à sa frontière avec l'enclave de Ceuta, il y a deux semaines.

Rabat a souligné que cette crise était "un test pour la fiabilité" du partenariat entre les deux pays.

Il est "inadmissible" que le Maroc ait pu "attaquer les frontières de l'Espagne" en laissant entrer des migrants à Ceuta, a rétorqué le Premier ministre espagnol. "10 000 migrants sont entrés dans la ville espagnole en moins de 48 heures en raison de "différents en matière de politique étrangère", s'est indigné Pedro Sanchez.

Selon le journal El Pais, le chef du Polisario est arrivé en Espagne dans le plus grand secret à bord d'un avion médicalisé de la présidence algérienne et muni d'un "passeport diplomatique".

Soutenu par l'Algérie, le Front Polisario réclame un référendum d'autodétermination tandis que le Maroc propose une autonomie sous sa souveraineté.