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La chasse à l’homme en Belgique révèle les failles des services de sécurité

Par Jack Parrock  & Euronews
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La chasse à l’homme en Belgique révèle les failles des services de sécurité
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Après 35 jours de recherche la chasse à l’homme est terminée en Belgique. Jürgen Conings, ce militaire d’extrême droite, a été retrouvé mort dans une forêt dans l’est du pays. L’homme, lourdement armé, s’en était pris à plusieurs personnalités dont un virologue très impliqué dans la lutte contre la pandémie et placé depuis plusieurs semaines sous protection policière.

Si la cavale a pris fin, des questions restent encore sans réponse et cette affaire met en avant différents dysfonctionnements des systèmes de surveillance. "C’est un échec incroyable des services de sécurité. On est face à un homme connu depuis plusieurs années pour ses idées d’extrême droite qui a accès à des armes dans des bâtiments militaires où il travaille. Il a été détecté mais pas sanctionné", s’étonne Claude Moniquet expert anti-terroriste.

Jürgen Conings a déserté emportant avec lui un lance-roquette, des mitrailleuses et plusieurs grenades, récupérés dans la caserne où il était en poste. Sa fuite a même provoqué un certain élan de sympathie sur les réseaux sociaux. Le mot-clef #IloveJurgenConings compte 50 000 abonnés. Ses soutiens se retrouvent dans les mouvements d’extrême droite mais aussi dans la mouvance des opposants au confinement.

Pour Claude Moniquet cette affaire révèle deux points essentiels. "Tout d’abord que la menace d’extrême droite n’est pas prise au sérieux par les autorités et ce n’est pas uniquement le cas en Belgique ". De plus selon l'expert "quand des milliers de personnes, normales, décident de faire d’un homme comme Jürgen Conings un héros, il y a un sérieux problème."

La poursuite de Jürgen Conings s’est terminée par la découverte par hasard en forêt de son corps dans un état de décomposition avancée. Les recherches sur le terrain laissent place désormais à une autre enquête sur la gestion de son cas par les services de sécurité.