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A Mexico, le défilé du Jour des morts revient après la pandémie

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Par Euronews  avec AFP
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A Mexico, le défilé du Jour des morts revient après la pandémie
Tous droits réservés  Alexandre Meneghini/AP

Des milliers de personnes, dont nombreuses déguisées, ont participé dimanche dans le centre-ville de Mexico au défilé du Jour des Morts, une manifestation qui avait été suspendue l'année dernière en raison de la pandémie de Covid-19. Sous un soleil intense, Mexicains et touristes étrangers étaient maquillés comme des têtes de mort ou des personnages terrifiants, beaucoup portant des costumes colorés, ornés de fleurs et d'accessoires macabres.

"L'année dernière je voulais venir, mais c'était annulé. Maintenant nous avons saisi l'opportunité", raconte Yadira Altamirano, 38 ans, une Mexicaine qui a vécu depuis son enfance en Californie, aux États-Unis. Vêtue d'une robe noire à imprimés de fleurs et maquillée en "Catrina", la représentation cadavérique d'une dame de la haute société mexicaine de la fin du XIXe siècle, Altamirano est une participante enthousiaste de la tradition du Jour des Morts.

"Je suis la seule de ma famille qui dresse toujours son autel, son offrande, et nous dînons toujours le 2 novembre à minuit", a-t-elle déclaré à l'AFP.

Le défilé est parti du Zocalo, la place principale de la capitale, où la secrétaire locale au Tourisme, Paola Félix, a dédié l'événement au personnel médical en première ligne de la lutte contre la pandémie, ainsi qu'à ceux qui sont morts du Covid-19.

Le Mexique, avec 126 millions d'habitants, est le quatrième pays le plus durement touché par la pandémie, avec 288 276 décès, dont 39 851 à Mexico. La célébration du Jour des morts a été possible puisque le processus de vaccination a atteint 83 % des adultes mexicains.

Sur la célèbre place Tolsa un "mémorial-offrande" a par ailleurs été érigé, pour permettre aux proches de personnes décédées de leur rendre un réel hommage, comme pour Gina, dont le père est décédé du coronavirus : "On l'a emmené effectuer des tests médicaux. Une ambulance est arrivée pour lui, et la seule chose que j'ai pu lui dire c'est : "s'il te plaît, fait tout ce que les médecins te demandent, car même si je suis adulte, j'ai encore besoin de toi". C'est la dernière chose que j'ai pu lui dire", se souvient-elle émue.

Au côté coloré des autels traditionnels du Jour des morts auprès desquels les Mexicains se souviennent de leurs proches défunts, avec leurs fleurs de couleur vive, leurs petits squelettes et leurs offrandes, répond la sobriété tragique du mur noir avec ses centaines de petits cœurs blancs en métal, ses fleurs et ses photos.