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Vladimir Poutine menace l'Occident de représailles si l'OTAN intègre l'Ukraine

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Par Ioulia Poukhli
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Vladimir Poutine menace l'Occident de représailles si l'OTAN intègre l'Ukraine
Tous droits réservés  AP/Russian Defense Ministry Press Service

Le ton monte entre Russes et Occidentaux concernant l'Ukraine. Les deux camps montrent les muscles et chacun s'accuse de menacer l'autre. Pour Moscou, les Etats-Unis et l'OTAN arment Kiev et la soutiennent politiquement. Les Occidentaux accusent au contraire Moscou de masser des milliers de soldats aux portes de son voisin.

"La présence de plus de 120 personnes issues de sociétés militaires privées américaines a été constatée de manière fiable à Avdiivka et Priazovske dans la région de Donetsk. Elles ont installé des positions de tir sur des bâtiments résidentiels et des installations sociales, et ils entraînent les troupes et les forces spéciales ukrainiennes, ainsi que les groupes radicaux armés à des actions de combat actif" indiqueSergueï Choïgou, le ministre russe de la Défense.

Une réponse "militaire et technique"

Le président russe Vladimir Poutine n'y va pas par quatre chemins et menace les Occidentaux de représailles : "La Russie défend une sécurité égale et indivisible dans la zone eurasienne. En cas de maintien de la ligne très clairement agressive de nos collègues occidentaux, nous allons prendre des mesures militaires et techniques adéquates de représailles. Nous réagirons fermement aux mesures hostiles."

Des garanties exigées

Au cœur du bras de fer : le souhait de l'Ukraine d'intégrer l'OTAN, ce que refuse catégoriquement Moscou. Vladimir Poutine dit ne pas vouloir de conflit et veut faire signer des traités; des textes jugés inacceptables par l'Alliance car ils interdisent tout élargissement et limitent les déploiements et la coopération militaire occidentale en Europe de l'Est et en ex-URSS, sans imposer de mesures similaires à la Russie. 

Parallèlement, les Etats-Unis et l'Europe ont menacé la Russie de sanctions économiques sans pareil en cas d'agression militaire de l'Ukraine. Américains et Européens ont cependant clairement laissé entendre qu'ils n'enverront pas de troupes pour défendre Kiev.

L'Ukraine ne veut pas attendre

Ces menaces de sanctions ont donc été accueillies à Moscou par un haussement d'épaules, d'autant qu'aucune mesure de rétorsion occidentale n'a jamais amené le Kremlin à changer de ligne politique.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est lui offusqué mardi de la réticence occidentale à fixer un calendrier clair pour l'adhésion de Kiev à l'Otan et à l'Union européenne.

Pour l'Ukraine, faire partie de l'OTAN et de l’Union européenne, est essentiel à sa survie face aux ambitions russes.

En réplique à une révolution pro-occidentale, Moscou a déjà annexé la Crimée en 2014, tout en étant largement considéré, malgré ses dénégations, comme le parrain des séparatistes pro-russes en guerre avec Kiev depuis bientôt huit ans.

Enfin, le Kremlin juge les Occidentaux responsables de la rupture de confiance entre les deux camps, l'Otan ayant été élargie à des pays d'Europe orientale et d'ex-URSS à partir des années 1990, en violation, selon Moscou, de promesses faites après la chute de l'Union soviétique.

La Russie marque en décembre les trente ans de la fin de l'URSS, épisode humiliant pour de nombreux Russes et qualifié de "plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle" par Vladimir Poutine.

Journaliste • Christelle Petrongari