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Coupe de France de football : sanctions contre l'OL et le Paris FC, éliminés de la compétition

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Par euronews  avec AFP
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Archives : stade de foot de l'Olympique lyonnais, près de Lyon (France), le 01/12/2021
Archives : stade de foot de l'Olympique lyonnais, près de Lyon (France), le 01/12/2021   -   Tous droits réservés  Laurent Cipriani/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.

La Fédération française de football (FFF) a frappé fort ce lundi après les incidents en tribunes survenus lors du 32e de finale de Coupe de France Paris FC-Lyon : les deux clubs sont éliminés de la compétition.

Mais les sanctions les plus lourdes sont pour l'OL qui sera privé de ses supporteurs en déplacement jusqu'à la fin de la saison et devra payer une amende 52 000 euros.

Des fumigènes avaient été lancés aux abords du parcage des supporteurs lyonnais et des bagarres avaient éclaté en tribunes, entraînant des mouvements de foule et le déploiement des forces de l'ordre. Deux personnes, un supporteur et un policier, avaient été blessées.

La commission de discipline de la FFF n'a pas perdu de temps : après les auditions par visioconférence dans la matinée, les sanctions sont tombées par communiqué dans l'après-midi.

"La commission de discipline de la Fédération française de football retient la responsabilité disciplinaire des deux clubs dans les incidents survenus à l'occasion de cette rencontre", affirme-t-elle en préalable alors que les présidents des deux clubs se renvoyaient la balle depuis le 17 décembre.

Le Paris FC et l'OL ont tous deux, match perdu "par pénalité", ce qui signifie que Nice, qui devait affronter le vainqueur de ce duel, est déjà qualifié pour les 8ème de finale de la Coupe de France.

Le Paris FC écope par ailleurs d'une suspension de cinq matches fermes de son terrain, le stade Charléty, et d'une amende de 10 000 euros.

Trois supporteurs interpellés

La commission de discipline a sans doute retenu contre l'OL le fait qu'il s'agissait du deuxième incident grave impliquant le club lyonnais, après celui contre Marseille en Ligue 1, le 21 novembre.

Le jet d'une bouteille d'eau pleine sur le Marseillais Dimitri Payet et l'arrêt du match après quelques minutes avaient valu à l'OL le retrait d'un point au classement. La rencontre devra se rejouer à huis clos.

Si aucune interpellation n'a eu lieu sur le moment, trois supporteurs ultras parisiens ont ensuite été interpellés. "Deux d'entre eux seront jugés pour violences en réunion", a-t-on appris mercredi dernier auprès du parquet qui avait ouvert une enquête dès le lendemain des faits.

Selon une source proche du dossier, "des ultras du PSG ont pu être identifiés sur les vidéos" des incidents, tandis que les ultras lyonnais "voulaient en découdre à Gare de Lyon" à leur arrivée dans la capitale.

Selon le rapport officiel que l'AFP a pu consulter, l'OL avait 14 stadiers, deux référents supporteurs (SLO) et sa directrice de la sécurité pour encadrer les 500 supporteurs en parcage, soit un stadier pour 35 personnes (le ratio recommandé par la FFF en Coupe de France étant d'un stadier pour 50 personnes).

Mesures radicales des deux clubs

Après ces incidents, le Paris FC avait réclamé "des mesures radicales" contre la violence dans les stades et promis des actions en justice, tandis que l'OL avait interdit à ses groupes de supporteurs de se déplacer pour les matches à l'extérieur. Le club avait aussi décidé d'exclure pour 18 mois de son propre stade ceux identifiés au stade Charléty, en portant plainte contre eux.

L'arrêt du match Paris FC-Lyon est le dernier épisode d'une série d'incidents dans les tribunes françaises depuis le début de la saison.

Il est survenu au lendemain d'une réunion interministérielle à laquelle avaient pris part des dirigeants du football professionnel. Elle avait débouché sur plusieurs mesures comme l'arrêt définitif d'un match si un joueur ou l'arbitre est agressé et un délai de 30 minutes maximum pour décider ou non de la poursuite d'une rencontre.

Après Paris FC-OL, la ministre des Sports Roxana Maracineanu avait demandé au président de la FFF, Noël Le Graët, d'agir fermement.