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Le coût des sanctions européennes contre la Russie pour les entreprises belges

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Par Pedro Sacadura  & Euronews
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Le coût des sanctions européennes contre la Russie pour les entreprises belges
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Alors que l'Union européenne frappe la Russie de sanctions sévères, des entreprises belges paient le prix de leur commerce avec des clients russes. C'est le cas de la brasserie wallone Lefebvre. Elle fait face à une chute des exportations, des interruptions de paiement et des problèmes d'approvisionnement en matière première. A cela s'ajoute la hausse continue des prix de l'énergie.

Les exportations représentent environ 70% de la production de l'entreprise et dans cet ensemble l’Ukraine, le Bélarus et la Russie comptent pour environ 20% des parts. Le directeur dit déjà ressentir les effets des mesures.

"Toutes les exportations sont pour le moment très difficiles, voire impossibles, parce que les camions ont du mal à passer les postes frontières. Au niveau des paiements on n'est absolument pas sûr que les clients pourront encore nous payer", explique Paul Lefebvre.

Le conflit entre la Russie et l'Ukraine ne touche pas uniquement le secteur brassicole belge. A Anvers, l'un des centres mondiaux du commerce de diamants, les professionnels s'attendent à des difficultés à cause des liens commerciaux importants avec la Russie.

L'activité diamantaire échappe pour le moment aux sanctions. Mais les sociétés dépendent fortement des fournisseurs russes et pourraient souffrir de dommages collatéraux. "Cela va très vite ces derniers jours et cela a un impact évidemment sur les paiements internationaux. En plus de cela il y a aussi l'espace aérien européen qui a été fermé", explique Tom Neys, porte-parole de l’Antwerp World Diamond Centre.

La Chambre de commerce de Bruxelles estime que pour le moment de nombreuses entreprises belges sont dans une position d'attente. Mais les secteurs clefs du pays devraient très probablement ressentir cette charge et devront trouver de nouvelles voies.

"Il y a des secteurs qui commercent avec les deux parties en Russie et en Ukraine : la technologie, les produits alimentaires ou les boissons", précise Jan de Brabanter, secrétaire général du Brussels Enterprises Commerce & Industry.

En pleine poussée inflationniste, la Belgique s'attend à de nouvelles difficultés. Si le Premier ministre salue la réponse de l'Union face à la guerre en Ukraine, il exhorte la Commission européenne à mettre en place un paquet de mesures pour amortir l'impact des sanctions.