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Le gouvernement français joue la carte de l'apaisement en Corse

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Par Euronews
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Le ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmanin suivi du président du conseil régional pro-autonomie de Corse, Gilles Simeoni.
Le ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmanin suivi du président du conseil régional pro-autonomie de Corse, Gilles Simeoni.   -   Tous droits réservés  PASCAL POCHARD-CASABIANCA/AFP or licensors

Le ministre de l'intérieur français est à pied d'oeuvre en Corse pour une visite de deux jours afin d'apaiser les tensions dans l'île depuis l'agression du militant indépendantiste Yvan Colonna, dans sa prison, où il purgeait une peine à perpétuité.

Gérald Darmanin est arrivé à Ajaccio, à la Collectivité de Corse, mercredi après-midi. Lors de ses premiers entretiens, il a notamment rencontré Gilles Simeoni, le président autonomiste du conseil exécutif de Corse.

A la veille de son arrivée dans l'île, dans un entretien à Corse-Matin, le ministre avait tendu la main aux dirigeants autonomistes de l'île de Beauté en expliquant être "prêt à aller jusqu'à l'autonomie" pour la Corse.

La menace du FLNC

Ce mercredi le FLNC (Front de libération nationale de la Corse) a mis une pression supplémentaire sur le gouvernement français, menaçant dans un communiqué à Corse-Matin, de reprendre la lutte, devant le "déni méprisant" de l'Etat face aux aspirations du peuple corse, expliquant que "chez nous la révolte provoque l'insurrection".

"Si l'Etat français demeurait encore sourd, il ne pourra y avoir de sacrifice de la jeunesse qui n'entraîne une réaction proportionnée de notre part, et rapidement les combats de la rue d'aujourd'hui seront ceux du maquis de la nuit de demain", avertit le communiqué du mouvement indépendantiste clandestin qui avait officiellement déposé les armes en 2014, au terme de quatre décennies de lutte armée marquées par plus de 4 500 attentats revendiqués.

Le groupe indépendantiste clandestin a cependant revendiqué le 1er septembre dernier une tentative d'attentat à proximité d'Ajaccio (Corse-du-Sud) visant quatre bungalows appartenant à un continental.

Estimant que ce "déni méprisant" de l'Etat "vient d'être porté à son paroxysme par la monstrueuse tentative d'assassinat d'Yvan Colonna à Arles", le FLNC enchaîne : "Le mépris engendre la colère, et la colère entraîne la révolte. Et chez nous la révolte provoque l'insurrection".

7 000 personnes avaient manifesté dimanche après-midi à Bastia, en Haute-Corse, pour une marche en soutien à Yvan Colonna – militant indépendantiste corse condamné pour l'assassinat du préfet Erignac –, victime la semaine dernière d'une agression en prison qui l'a laissé dans le coma. Des violences ont éclaté et 67 personnes ont été blessées, dont 44 membres des forces de l'ordre.