OTAN : la Turquie s'oppose à l'élargissement, les États-Unis assurent la médiation

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken rencontre le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu aux Nations unies, à New York
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken rencontre le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu aux Nations unies, à New York Tous droits réservés Eduardo Munoz/AP
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Par Euronews avec AFP
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La Finlande et la Suède ont officiellement demandé leur adhésion à l'OTAN ce mercredi. Mais sur leur chemin se tient la Turquie, qui les accuse de soutenir des organisations terroristes.

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Leur arrivée dans l'OTAN s'annonce particulièrement mouvementée. La Suède et la Finlande ont officialisé leur demande d'entrée dans l'Alliance atlantique à Bruxelles ce mercredi. Mais à peine quelques heures plus tard, la Turquie a émis des réserves sur l'adhésion accélérée des deux pays nordiques. Ankara les accuse d'abriter des membres de groupes militants kurdes (PKK) qu'elle considère comme une organisation terroriste.

Des inquiétudes que le président Erdogan avait déjà exprimées à ses députés de l'AKP, au parlement de Turquie ce mercredi : "Il est pour le moins incohérent de soutenir l'organisation terroriste qu'est le PKK YPG [Le parti des travailleurs du Kurdistan, et la milice kurde syrienne des Unités de protection du peuple] et de nous demander de les soutenir dans leur adhésion à l'OTAN", avait-il affirmé. 

En visite au siège de l'ONU à New York, le ministre des Affaires étrangères turc, Mevlüt Çavuşoğlu, a renouvelé ses réserves à Anthony Blinken, le secrétaire d'État américain : "La Turquie a soutenu la politique de porte ouverte de l'OTAN, depuis bien avant la guerre. Mais concernant ces possibles candidats ou ces pays qui sont déjà candidat, nous avons des préoccupations légitimes en matière de sécurité. Nous craignons qu'ils soutiennent des organisations terroristes."

La visite du ministre des Affaires étrangères turc Mevlüt Çavuşoğlu était prévue de longue date et concernait des accords commerciaux entre la Turquie et les États-Unis.

Anthony Blinken a de son côté salué la coopération de la Turquie en tant qu'allié de l'OTAN. : "La Turquie comme tous nos alliés est déterminée dans son soutien à l'Ukraine", a-t-il soutenu. Nous voulons voir l'agression de la Russie arriver à son terme. Je suis reconnaissant pour la solidarité dont la Turquie a fait preuve durant cette démarche.

Les Etats-Unis se voient confier un rôle de médiateur entre la Turquie et les deux pays nordiques, pour s'assurer de la coopération d'Ankara. L'adhésion de la Suède et de la Finlande pourrait prendre jusqu'à un an à se mettre en place. En attendant, les deux pays, qui partagent des frontières avec la Russie, se sentent particulièrement exposés.

La Finlande prête à "discuter" avec la Turquie de ses "inquiétudes"

Le président finlandais Sauli Niinistö a assuré jeudi être "prêt à discuter" avec la Turquie de toutes ses "inquiétudes", pour lever l'opposition d'Ankara à l'adhésion de la Finlande et de la Suède à l'Otan.

"En tant qu'alliés au sein de l'Otan, nous défendrons la sécurité de la Turquie", a-t-il dit lors d'une visite à Washington. "Nous condamnons le terrorisme dans toutes ses formes", a-t-il ajouté, alors que les autorités turques reprochent les deux pays d'héberger des "terroristes" du PKK kurde.

La Première ministre suédoise Magdalena Andersson, également reçue par le président américain Joe Biden à la Maison Blanche, a aussi déclaré qu'un "dialogue" était en cours avec la Turquie pour "résoudre" ces questions.

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