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Népal : l'épave de l'avion et 21 corps retrouvés

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Par euronews  avec AFP
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Débris de l'avion qui s'est écrasé au Népal
Débris de l'avion qui s'est écrasé au Népal   -   Tous droits réservés  AP/AP

Vingt-et-un corps des passagers d'un avion qui s'est écrasé dimanche dans l'Himalaya au Népal ont été retrouvés, excepté un, a annoncé l'armée lundi.

"Vingt-et-un corps ont été récupérés et des équipes sont à la recherche du dernier", a déclaré à l'AFP Narayan Silwal, porte-parole de l'armée népalaise au lendemain de l'accident du bimoteur Twin Otter de la compagnie aérienne Tara Air.

L'Autorité avait confirmé un peu plus tôt lundi que l'avion avait "subi un accident" à 4 420 mètres, dans la zone de Sanosware de la municipalité rurale de Thasang dans le district de Mustang. Elle n'a pas donné de détails sur la cause.

"En analysant les images que nous avons reçues, il semble que l'avion n'a pas pris feu. Tout est éparpillé sur le site. Le vol paraît être entré en collision avec un gros rocher sur la colline", a déclaré Dev Raj Subedi, porte-parole de l'aéroport de Pokhara

Une photo partagée par le porte-parole de l'armée népalaise, Narayan Silwal sur Twitter montre des débris d'avion éparpillés sur le flanc d'une montagne. Le numéro d'immatriculation 9N-AET est clairement visible sur ce qui semblait être un morceau d'aile.

Les opérations de recherche ont repris lundi matin après avoir été interrompues dimanche à la tombée de la nuit.

L'appareil avait disparu dimanche

L'appareil comptait 19 passagers -dont deux Allemands, quatre Indiens et dix Népalais- ainsi que trois membres d'équipage.

Dev Raj Subedi, porte-parole de l'aéroport de Pokhara, a indiqué que les recherches avaient suivi les signaux GPS, mobiles et satellites jusqu'à l'endroit où s'est écrasé l'appareil.

Le bimoteur Twin Otter avait décollé de la ville de Pokhara (centre-ouest du Népal) à 09 heures 55 (04 heures 10 GMT) avant de perdre le contact radio.

Plusieurs accidents ces dernières années

Jomsom, connue comme un point de départ pour les randonneurs dans l'Himalaya, est à 20 minutes de vol de Pokhara, deuxième ville du pays, à 200 km à l'ouest de la capitale Katmandou.

Tara Air est une filiale de Yeti Airlines, une compagnie intérieure privée qui dessert de nombreuses régions reculées du Népal.

L'aviation népalaise a connu un véritable essor ces dernières années, transportant des touristes, des marcheurs et des alpinistes, ainsi que des marchandises, dans des endroits éloignés et difficiles d'accès par voie routière.

Le Népal, pays pauvre de l'Himalaya, affiche un piètre bilan en matière de sécurité aérienne, en raison d'une formation des pilotes et d'une maintenance insuffisantes. L'Union européenne a interdit à toutes les compagnies aériennes népalaises l'accès à son espace aérien pour des raisons de sécurité.

Le pays possède également certaines des pistes les plus dangereuses au monde, situées au milieu de pics enneigés.

En mars 2018, un avion de la compagnie bangladaise US-Bangla Airlines s'était écrasé à proximité de l'aéroport de Katmandou, faisant 51 morts.

L'année suivante, trois personnes étaient mortes lorsqu'un avion avait raté son décollage et percuté deux hélicoptères. L'accident s'était produit à l'aéroport de Lukla, porte d'entrée vers l'Everest, qui a la réputation d'être un des aéroports au monde où il est le plus compliqué d'atterrir et de décoller.

L'accident le plus meurtrier remonte à 1992 : 167 personnes avaient été tuées à bord d'un vol de Pakistan International Airlines près de l'aéroport de Katmandou.

Deux mois auparavant, un appareil de Thai Airways s'était écrasé dans la même zone, faisant 113 morts.

En mai, le deuxième aéroport international du Népal a ouvert ses portes à Bhairahawa, afin de permettre aux pèlerins de toute l'Asie d'accéder au lieu de naissance du Bouddha, à Lumbini, tout proche. Ce projet, d'un coût de 76 millions de dollars, doit permettre de délester l'aéroport international de Katmandou.