EventsÉvènementsPodcasts
Loader

Find Us

PUBLICITÉ

Xi Jinping attendu en Russie la semaine prochaine

Xi Jinping attendu en Russie la semaine prochaine
Xi Jinping attendu en Russie la semaine prochaine Tous droits réservés AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par AFP
Publié le
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button

Les relations Pékin-Moscou étaient tumultueuses durant la Guerre froide, mais les deux voisins se sont nettement rapprochés ces dernières décennies pour faire front commun face à l'influence des Etats-Unis.

PUBLICITÉ

Le président chinois Xi Jinping se rendra à Moscou la semaine prochaine pour y rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine, sa première visite officielle en Russie depuis l'invasion de l'Ukraine.

Pékin, qui a renforcé ses liens avec Moscou ces dernières années dans une opposition commune à l'Occident, se présente comme partie neutre dans le conflit en Ukraine.

"A l'invitation du président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine, le président Xi Jinping effectuera une visite d'Etat en Russie du 20 au 22 mars", a annoncé vendredi le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué.

Il s'agira d'un "déplacement pour l'amitié et la paix", a-t-il ajouté.

Lundi, "ce sera une conversation en tête-à-tête, il y aura un déjeuner informel. Et dès le 21 mars, se tiendra une journée de négociations", a détaillé le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov.

Les deux présidents auront "un échange de vues approfondi (...) sur les relations bilatérales et les grandes questions internationales et régionales d'intérêt commun", a précisé un porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin.

"Des changements inédits depuis un siècle se produisent en ce moment, et le monde est entré dans une nouvelle période de turbulences", a affirmé M. Wang lors d'un point presse régulier.

Les deux dirigeants "discuteront de l'approfondissement du partenariat exhaustif et de la coopération stratégique entre la Russie et la Chine" notamment "sur la scène internationale", a déclaré dans un communiqué la présidence russe, ajoutant que des "documents bilatéraux importants seraient signés".

Amitié "sans limite"

Les relations Pékin-Moscou étaient tumultueuses durant la Guerre froide, mais les deux voisins se sont nettement rapprochés ces dernières décennies pour faire front commun face à l'influence des Etats-Unis.

Xi Jinping et Vladimir Poutine s'étaient rencontrés en septembre en marge d'un sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) en Ouzbékistan.

Lors de cette première rencontre depuis le début de la guerre en Ukraine en février 2022, ils avaient affiché leur volonté de se soutenir et de renforcer leurs liens en pleine crise avec les Occidentaux.

Le président russe s'était rendu quelques mois plus tôt à Pékin à l'occasion des Jeux olympiques d'hiver. Les deux dirigeants avaient alors proclamé leur amitié "sans limite". Quelques jours plus tard, Vladimir Poutine lançait ses troupes contre l'Ukraine.

L'annonce d'un déplacement en Russie de Xi Jinping intervient au lendemain d'un entretien téléphonique entre ministres chinois et ukrainien des Affaires étrangères.

"La Chine craint que la crise ne s'aggrave et ne devienne incontrôlable", a indiqué à son interlocuteur le ministre chinois Qin Gang, selon un communiqué de son ministère.

"Elle espère que toutes les parties garderont leur calme, feront preuve de retenue, reprendront les pourparlers de paix au plus vite et reviendront sur la voie d'un règlement politique."

Un voeu qui semble pour l'instant pieux. Vendredi, Moscou a haussé le ton après que la Slovaquie a annoncé la livraison prochaine à l'Ukraine de 13 avions de chasse Mig-29, devenant ainsi le deuxième pays de l'Otan après la Pologne à prendre une telle décision.

Kremlin a immédiatement dénoncé une "implication de plus en plus grande" des pays de l'Otan dans le conflit avec Kiev.

"La livraison de ces équipements militaires, comme nous l'avons répété maintes fois, ne peut pas affecter l'issue" du conflit, a assuré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. "Bien entendu, ces équipements seront détruits".

PUBLICITÉ

En février, la Chine avait publié un document en 12 points exhortant Moscou et Kiev à tenir des pourparlers de paix.

Le texte s'oppose à tout recours à l'arme nucléaire et appelle à respecter l'intégrité territoriale de tous les pays - sous-entendu également celle de l'Ukraine, dont une partie du territoire est sous contrôle russe.

Ce document avait été accueilli avec prudence par les Occidentaux car la Chine n'a jamais condamné publiquement la Russie.

"La question de savoir si (la Chine) intensifie réellement ses efforts pour jouer un rôle de pacificateur [...] dépendra du contenu de ce qu'elle proposera lors de rencontres avec les dirigeants russe et ukrainien", a analysé auprès de l'AFP Ja-Ian Chong, un expert en politique étrangère chinoise à l'Université nationale de Singapour.

Depuis le début du conflit, le président chinois ne s'est jamais entretenu avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.

PUBLICITÉ

Mais selon le quotidien américain The Wall Street Journal, une conversation pourrait avoir lieu après la visite à Moscou de Xi Jinping.

Le mois dernier, le président ukrainien avait fait part de son souhait d'échanger avec son homologue chinois. "Ce sera important pour la sécurité mondiale. La Chine respecte l'intégrité territoriale et doit tout faire pour que la Russie quitte le territoire de l'Ukraine", avait affirmé M. Zelensky.

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

Vladimir Poutine attendu en Corée du Nord

Poutine menace de livrer aussi des missiles "à d'autres" pays pour frapper l'Occident

Russie : un remaniement parmi les proches de Vladimir Poutine