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Gaza : Israël accorde plus de temps aux Palestiniens pour évacuer le nord

L'armée israélienne près de la frontière de Gaza, dans le sud d'Israël, le 14 octobre 2023.
L'armée israélienne près de la frontière de Gaza, dans le sud d'Israël, le 14 octobre 2023. Tous droits réservés ARIS MESSINIS/AFP or licensors
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Par Euronews avec AFP
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Un peu plus d’une semaine après l’attaque du Hamas, l’armée israélienne poursuit ses préparatifs en vue d’une offensive terrestre dans le nord de Gaza.

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Israël poursuit dimanche ses préparatifs en vue d'une offensive dans le nord de Gaza, après avoir accordé samedi un délai supplémentaire aux habitants pour évacuer la zone, une semaine après l'attaque sans précédent du Hamas sur son sol.

Israël a riposté à cette attaque menée le 7 octobre par le mouvement islamiste palestinien, au pouvoir dans la bande de Gaza, en bombardant massivement ce territoire, d'où des roquettes continuent d'être tirées par le Hamas vers le territoire israélien.

Dans l'attente de son offensive terrestre, l'armée israélienne a appelé vendredi les civils du nord du territoire - 1,1 million de personnes sur un total de 2,4 millions d'habitants - à gagner le sud, et les a pressés samedi à ne "pas tarder".

Un porte-parole de l'armée a toutefois assuré samedi soir que l'offensive terrestre ne démarrerait pas dimanche, pour des raisons humanitaires.

Plus de 1 300 personnes ont été tuées par les commandos du Hamas, surtout des civils, dont des enfants, et au moins 120 personnes ont été prises en otage, selon des responsables israéliens. Des centaines de personnes restent portées disparues, et des corps sont toujours en cours d'identification.

La riposte israélienne a tué plus de 2 200 personnes, dont plus de 700 enfants, dans la bande de Gaza, un territoire pauvre contrôlé par l'organisation islamiste. Elle a fait plus de 8 700 blessés, selon le Hamas.

Selon l'armée israélienne, le centre des opérations du mouvement islamiste palestinien, classé organisation terroriste par les Etats-Unis, l'Union européenne et Israël, se trouve dans la ville de Gaza, au nord de l'enclave.

Plusieurs voix se sont élevées au sein de la communauté internationale pour faire part de leur préoccupation face à cette évacuation au sein d'un territoire surpeuplé et qui a été placé sous siège strict depuis les attaques du Hamas.

Samedi soir, le président américain Joe Biden a dit au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu que les Etats-Unis œuvraient avec l'ONU et des pays du Moyen-Orient "pour veiller à ce que les civils innocents aient accès à l'eau, à la nourriture et aux soins médicaux".

Il a également assuré le président palestinien Mahmoud Abbas de son "soutien total" dans ses efforts pour apporter de l'aide humanitaire aux Palestiniens, "en particulier à Gaza".

Plus tôt, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, avait réclamé un accès humanitaire "immédiat" à cette petite bande de terre, soumise à un blocus israélien depuis plus de 15 ans.

Depuis vendredi, par milliers, des habitants fuient par tous les moyens, quelques biens entassés à la hâte, sur des remorques, charrettes, à moto, en voiture, à travers les ruines.

Dans la nuit de samedi à dimanche, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a prévenu que l'évacuation forcée de plus de 2 000 patients vers les établissements débordés du sud de Gaza pourrait être "l'équivalent d'une peine de mort".

"Les structures de santé sont déjà au maximum de leurs capacités et sont incapables d'absorber une hausse considérable du nombre de patients", a fait valoir l'agence onusienne.

Des otages tués dans des bombardements

L'armée israélienne a annoncé samedi soir avoir retrouvé lors d'incursions dans la bande de Gaza "des cadavres" d'otages enlevés par le Hamas, sans plus de précisions.

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Le Hamas avait fait état plus tôt de 22 otages tués dans les bombardements israéliens.

M. Netanyahu s'est rendu samedi auprès des troupes israéliennes près de la bande de Gaza. "Vous êtes prêts pour ce qui vient ? Ca va continuer", a-t-il lancé à plusieurs soldats.

Face au risque d'embrasement régional, les Etats-Unis ont annoncé samedi l'envoi d'un second porte-avions en Méditerranée orientale "pour dissuader les actions hostiles contre Israël", selon le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin.

L'attaque du Hamas et la guerre qu'elle a déclenchée ont attisé les craintes d'une extension du conflit et d'une catastrophe humanitaire pour la population de Gaza, privée d'approvisionnement en eau, électricité ou nourriture, et où des centaines de milliers de personnes ont déjà été déplacées.

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Aide humanitaire d'urgence

Le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a accusé samedi Israël de "crimes de guerre" à Gaza et dit refuser le "déplacement" des Palestiniens. Le mouvement palestinien est de son côté régulièrement accusé par Israël d'utiliser les civils comme boucliers humains.

Israël a annoncé la mort de deux chefs militaires du Hamas, responsables selon l'armée de l'attaque du 7 octobre.

L'Arabie saoudite a annoncé samedi suspendre les discussions sur une éventuelle normalisation avec Israël et appelé à un "cessez-le-feu immédiat".

Dans son appel téléphonique avec M. Biden, M. Abbas, a souligné la nécessité de "l'ouverture de corridors humanitaires dans la bande de Gaza", selon l'agence de presse palestinienne Wafa.

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Le président brésilien Lula et son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sisi se sont eux accordés sur la nécessité d'autoriser l'entrée d'aide humanitaire d'urgence à Gaza, selon un communiqué de la présidence brésilienne.

L'Egypte contrôle la seule ouverture de Gaza qui ne soit pas sous contrôle israélien, le point de passage de Rafah, actuellement fermé.

La tension est vive aussi à la frontière nord d'Israël, où l'armée israélienne a annoncé samedi avoir tué "plusieurs terroristes" qui tentaient de s'infiltrer.

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