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L'aide de l'ONU à Gaza menacée de paralysie

John Kirby, mardi 24 octobre à Washington
John Kirby, mardi 24 octobre à Washington Tous droits réservés Mark Schiefelbein/Copyright 2023 The AP. All rights reserved.
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Par AFP
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Sur le terrain, l'aide humanitaire arrive encore au compte-goutte alors que sur le front diplomatique, l'option d'un cessez-le-feu n'est toujours pas réellement envisagée.

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Les pourparlers s'intensifient mercredi pour un "cessez-le-feu" ou une "pause" humanitaire dans la bande de Gaza où l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) pourrait devoir cesser ses opérations dans la soirée faute de carburant.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé mardi devant le Conseil de sécurité à un "cessez-le-feu humanitaire immédiat" et condamné les "violations claires du droit humanitaire" dans le territoire palestinien, bombardé sans discontinuer et où l'aide n'arrive que parcimonieusement. 

Ces déclarations se sont attiré une violente réaction du ministre israélien des Affaires étrangères, Eli Cohen. "Monsieur le secrétaire général, dans quel monde vivez-vous ?", lui a-t-il lancé. 

Les Etats-Unis estiment qu'un cessez-le-feu ne "bénéficierait qu'au Hamas".

Toutefois, "des pauses humanitaires" dans les combats pour permettre de l'aide doivent être "considérés", a nuancé le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken devant le Conseil de sécurité, tandis que le président Joe Biden a estimé que l'acheminement de l'aide n'était "pas assez rapide".

"Une seule mission"

Soumise à un blocus israélien depuis que le mouvement islamiste Hamas y a pris le pouvoir en 2007, la bande de Gaza est placée depuis le 9 octobre en état de "siège complet", sans eau, électricité ni nourriture.

Ce siège du territoire de 362 km2 où s'entassent 2,4 millions de personnes s'accompagne de bombardements sans relâche du territoire par Israël, en représailles à l'attaque du Hamas sur son sol le 7 octobre.

En prélude à une probable offensive terrestre, ces bombardements se sont intensifiés au cours des derniers jours.

"Nous sommes avant la prochaine étape, elle est en route (...) nous avons une seule mission, écraser le Hamas", a réaffirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devant ses troupes mardi.

Plus de 1.400 personnes ont été tuées en Israël, la plupart des civils fauchés par balles, brûlés ou mutilés le jour de l'attaque du Hamas, selon les autorités. Des centaines de combattants du Hamas avaient infiltré Israël depuis Gaza, semant la terreur lors de cette attaque, d'une violence et d'une ampleur sans précédent depuis la création de l'Etat d'Israël en 1948.

Environ 220 otages israéliens, étrangers ou binationaux ont en outre été recensés par Israël, emmenés à Gaza.

Mardi, le Hamas a affirmé que 5.791 personnes avaient été tuées par les bombardements de représailles israéliens depuis le début du conflit, en majorité des civils dont 2.360 enfants.

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