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Espagne : contre l'amnistie des indépendantistes catalans, ils en appellent à l'Europe

Manifestation contre l'amnistie des indépendantistes catalans à Pampelune en Espagne, le samedi 18 novembre 2023
Manifestation contre l'amnistie des indépendantistes catalans à Pampelune en Espagne, le samedi 18 novembre 2023 Tous droits réservés Alvaro Barrientos/Copyright 2019 The AP. All rights reserved
Tous droits réservés Alvaro Barrientos/Copyright 2019 The AP. All rights reserved
Par Christelle Petrongari avec AFP
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"Pour l'Etat de droit, SOS l'UE": des dizaines de milliers d'Espagnols se sont rassemblés samedi à Madrid pour dénoncer la future loi d'amnistie des dirigeants et militants séparatistes catalans, qui a permis au gouvernement de gauche d'être reconduit.

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Environ 170.000 personnes, selon la préfecture, se sont réunies sur la place Cibeles, autour de la célèbre fontaine du même nom, en plein coeur de la capitale espagnole, là où se retrouvent les supporters du Real Madrid en cas de victoire, pour répondre à l'appel à manifester lancé par la droite.

Aux cris de "Sánchez, traître", "Sánchez, fils de p****", "Sánchez en prison!" ou "La Catalogne, c'est l'Espagne", les participants, de tous âges, avaient noué sur leurs épaules ou agitaient des drapeaux espagnols, et d'autres brandissaient des drapeaux européens distribués par le Parti populaire européen (PPE, droite).

"Ce que veut Pedro Sánchez, c'est découper l'Espagne en morceaux", s'insurge Maria Angeles Galan, une retraitée madrilène de 65 ans, "qu'il y ait le pays basque d'un côté, la Catalogne de l'autre, et dire qu'il ne s'est rien passé, et que peu importent les juges".

Arrivé deuxième aux législatives du 23 juillet derrière le chef de file de la droite Alberto Núñez Feijóo (PP), le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez, au pouvoir depuis 2018, est parvenu à être reconduit jeudi après avoir négocié tous azimuts pour obtenir le soutien de formations régionalistes, dont les partis indépendantistes catalans.

En échange de leurs voix, indispensables à la formation d'une majorité, il a accepté plusieurs concessions, dont l'adoption prochaine d'une très polémique loi d'amnistie pour les dirigeants et militants séparatistes poursuivis notamment pour leur implication dans la tentative de sécession de la Catalogne en 2017.

Mariana (qui ne souhaite pas donner son nom de famille), entrepreneuse de 51 ans, est venue spécialement de Saragosse (nord-est) pour protester "contre l'amnistie": "je crois que le combat commence maintenant, et sur le long terme. Il faut que ça se sache, c'est un message envoyé à l'Europe", dit-elle en désignant le drapeau européen que tient son compagnon à ses côtés.

Quant à Luis Garrido, un retraité de 65 ans venu de Guadalajara dans la région de Madrid, il se dit "socialiste mais pas sanchiste" (partisan de Sánchez).

Pour lui, le Premier ministre n'aurait jamais dû accepter d'être reconduit "à ce prix": "moi je ne veux pas que l'Espagne coule" et éviter que l'"Espagne soit divisée de cette façon".

La foule s'était retrouvée vers midi et s'est dispersée dans le calme après les discours.

Depuis deux semaines, des manifestations ont eu lieu tous les soirs devant le siège du Parti socialiste à Madrid, et certaines d'entre elles ont dégénéré donnant lieu à plusieurs dizaines d'interpellations.

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