Dimanche, un missile tiré par les Houthis a frappé l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, perturbant le trafic aérien pendant quelques heures.
Les Houthis du Yémen ont annoncé dimanche soir l'imposition d'un blocus aérien complet à Israël en réponse à la décision du gouvernement israélien d'étendre ses opérations militaires dans la bande de Gaza.
Dans une déclaration diffusée par les médias du groupe islamiste, le porte-parole des Houthis, le général de brigade Yahya Saree, appelle les compagnies aériennes internationales à prendre l'avertissement au sérieux afin de préserver la sécurité de leurs voyageurs, notant que la décision entrait en vigueur immédiatement.
"Nous imposerons le siège en ciblant de manière répétée les aéroports israéliens, en particulier l'aéroport international de Lod (Ben Gourion), près de Tel-Aviv", déclare-t-il. "Nous n'accepterons pas la poursuite de l'état de non-droit qu'Israël tente d'imposer aux pays arabes, principalement au Liban et à la Syrie".
Attaque sans précédent des Houthis sur le sol israélien
Cette déclaration intervient après qu'un missile balistique tiré par les Houthis a touché l'aéroport Ben Gourion dimanche matin, faisant six blessés et entraînant sa fermeture pendant une trentaine de minutes.
L'attaque est considérée comme un événement sans précédent en termes de distance et d'impact politique, car elle a touché une cible vitale à l'intérieur d'Israël.
Bien que l'autorité aéroportuaire israélienne ait annoncé la reprise du trafic aérien après une courte période, le ministre de la Défense Israël Katz a déclaré qu'Israël répondrait "au septuple" à l'attaque des Houthis.
L'armée israélienne a annoncé que "plusieurs tentatives d'interception" n'ont pas réussi à empêcher le missile de tomber dans l'enceinte de l'aéroport.
Cette escalade des tensions entre Israël et les Houthis intervient alors que l'État hébreu a approuvé lundi un plan visant à s'emparer de la totalité de la bande de Gaza et à déplacer sa population, conformément à une proposition du président américain Donald Trump.