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La France appelle l'Otan à organiser un exercice au Groenland et se dit prête à participer

Les drapeaux danois, groenlandais et américain sont visibles au centre du Commandement conjoint de l'Arctique à Nuuk, au Groenland, le vendredi 16 janvier 2026.
Les drapeaux danois, groenlandais et américain sont visibles au centre du Commandement conjoint de l'Arctique à Nuuk, au Groenland, le vendredi 16 janvier 2026. Tous droits réservés  AP Photo/Evgeniy Maloletka
Tous droits réservés AP Photo/Evgeniy Maloletka
Par Nathan Joubioux
Publié le
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Donald Trump a confirmé son intention de s'emparer du Groenland, territoire autonome danois, fragilisant ainsi l'Otan, dont font partie les États-Unis.

Le bras de fer entre les États-Unis et plusieurs pays européens concernant le Groenland se poursuit. Ce mercredi 21 janvier, Emmanuel Macron a appelé l'Otan à organiser un exercice sur ce territoire autonome danois. Il a précisé que la France était "prête à y contribuer".

Car Donald Trump a confirmé son intention de s'emparer de cette île, riche en ressources naturelles, jetant ainsi un froid au sein de l'Otan, jadis jugée inébranlable."Vous le découvrirez", a-t-il lancé à des journalistes qui lui ont demandé jusqu'où le président états-unien pourrait aller pour conquérir le Groenland.

La France, aux côtés de l'Allemagne, du Royaume-Uni et de plusieurs autres pays européens, a déjà envoyé du personnel militaire au Groenland afin de mener une mission de reconnaissance en vue d'un exercice danois organisé avec des alliés de l'Otan, mais hors du cadre de cette alliance. Alors qu’une quinzaine de soldats français sont déjà déployés à Nuuk pour des exercices militaires, Emmanuel Macron avait indiqué, la semaine passée, que ce contingent sera "renforcé par des moyens terrestres, aériens et maritimes". "Les Européens ont une responsabilité particulière" au Groenland, a-t-il souligné.

L'UE "inflexible et unie"

Ce déploiement avait de nouveau suscité la colère de Donald Trump, qui a annoncé imposer des droits de douane supplémentaires de 10 %, puis 25 %, sur les importations provenant de huit pays européens qui se sont rangées du côté du Danemark.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré, ce mardi, que ces nouvelles surtaxes étaient une "erreur" et a remis en question la fiabilité du président états-unien. "L’Union européenne et les États‑Unis ont conclu un accord commercial en juillet dernier. Et en politique comme en affaires, un accord est un accord. Et quand des amis se serrent la main, cela doit signifier quelque chose", a-t-elle assuré.

"Nous considérons le peuple des États‑Unis non seulement comme nos alliés, mais comme nos amis. Plonger le monde dans une spirale descendante ne ferait qu’aider les adversaires que nous nous efforçons, ensemble, d’écarter du paysage stratégique", a‑t‑elle ajouté. L'UE "sera inflexible et unie", a-t-elle ajouté.

"Nous devons respecter le droit international et l’intégrité territoriale", a déclaré, de son côté, Jens‑Frederik Nielsen, Premier ministre du Groenland. Il a indiqué que ces principes devraient unir les démocraties occidentales et a exprimé sa gratitude pour le soutien des alliés de l’UE. "Le droit international, ce n’est pas un jeu. Nous sommes disposés à coopérer, mais toujours dans le respect mutuel, et si nous ne voyons pas cela, il sera très difficile d’établir un partenariat fiable et solide", a-t-il ajouté.

L'Otan irait "à la rescousse des États-Unis"

Cependant, Donald Trump a assuré qu'un accord pouvait encore être trouvé. "Je pense que nous allons travailler sur quelque chose qui rendra l'Otan très heureuse. Et nous seront très heureux", a-t-il déclaré avant de s'envoler pour le Forum économique mondial de Davos, sans pour autant donner davantage de détails.

Il a également affirmé s'est réjouit de voir que l'Otan avait augmenté ses dépenses militaires, mais a, dans le même temps, taclé l'Alliance, suggérant qu'elle ne protégerait pas les intérêts de Washington. "Les membres de l'Otan s'attendent à ce que les États-Unis viennent à leur secours. Mais je me demande vraiment s'ils viendront à la nôtre", a-t-il lâché.

Un argument balayé par Mark Rutte, secrétaire général de l'Otan. "Je n'ai aucun doute sur le fait que les États-Unis viendront à la rescousse de l'Europe et que nous viendront à la rescousse des États-Unis", a-t-il expliqué.

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