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Le Groenland a-t-il banni Donald Trump et ses descendants de son territoire ?

Des personnes manifestent contre la politique de Trump à l'égard du Groenland devant le consulat américain à Nuuk, au Groenland, samedi 17 janvier 2026.
Des personnes manifestent contre la politique de Trump à l'égard du Groenland devant le consulat américain à Nuuk, au Groenland, samedi 17 janvier 2026. Tous droits réservés  Evgeniy Maloletka/Copyright 2026 The AP. All rights reserved
Tous droits réservés Evgeniy Maloletka/Copyright 2026 The AP. All rights reserved
Par James Thomas
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Un post sur les réseaux sociaux affirme que le Groenland a banni le président américain et les 100 prochaines générations de sa lignée de son territoire, faisant plus de 2 millions de vues.

Selon un post viral sur les médias sociaux, le président américain Donald Trump et ses descendants viennent d'être bannis du Groenland pour 100 générations.

Le post indique que le parlement de Nuuk vient d'adopter une loi en ce sens et a été vu près de deux millions de fois au moment de la vérification des faits.

Il a été publié dans le contexte de la rhétorique de Donald Trump visant à acquérir le territoire semi-autonome du Royaume du Danemark, qui s'est considérablement intensifiée ces dernières semaines.

Le Groenland, le Danemark et le reste de l'Europe se sont montrés résolus à protéger l'indépendance du Groenland.

Récemment, un groupe de pays européens a envoyé un petit contingent de troupes au Groenland dans le cadre d'une mission dite de reconnaissance. Le groupe était composé de troupes et de navires de France, de Finlande, d'Allemagne, des Pays-Bas, de Norvège, de Suède et du Royaume-Uni. Le personnel militaire allemand s'est retiré samedi.

Depuis, Donald Trump a menacé ces sept pays, ainsi que le Danemark - tous alliés des États-Unis au sein de l'OTAN - d'une vague de nouveaux droits de douane qui entreraient en vigueur en février s'ils continuaient à refuser de se plier à son plan.

"Nous sommes entièrement solidaires du Royaume du Danemark et du peuple du Groenland", ont déclaré les dirigeants des huit pays européens dans un communiqué commun le 18 janvier. "Les menaces tarifaires sapent les relations transatlantiques et risquent d'entraîner une dangereuse spirale descendante. Nous continuerons à réagir de manière unie et coordonnée. Nous sommes déterminés à défendre notre souveraineté".

Une satire née de la tension

Malgré les tensions diplomatiques importantes, une loi visant à bannir Donald Trump et sa lignée pour les 100 prochaines générations ne fait pas partie des mesures utilisées par le Groenland et le Danemark pour maintenir le territoire hors de l'emprise du président.

The Halfway Post, le compte qui a partagé le message sur X, se définit comme un compte de comédie et de satire et se décrit également comme dadaïste, un mouvement artistique qui va à l'encontre des idées traditionnelles de la beauté et utilise l'humour et l'absurde à la place.

Les gouvernements groenlandais et danois n'ont publié aucun rapport ou annonce digne de foi indiquant qu'une telle interdiction à l'encontre de Donald Trump et de ses proches était à l'ordre du jour.

Néanmoins, les ambitions du président de prendre le contrôle du Groenland ont fait frémir l'Europe et l'OTAN dans son ensemble, certains craignant un effondrement de l'alliance de l'intérieur si les États-Unis entraient en conflit avec le Danemark, membre de l'Alliance.

Donald Trump affirme que le contrôle du Groenland par les États-Unis est nécessaire à la sécurité nationale et mondiale dans la zone arctique, suggérant tantôt que le territoire peut être acheté, tantôt qu'il peut être pris militairement. "Nous devons l'avoir", a déclaré le président américain à la presse dans la nuit de lundi à mardi.

Cependant, le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen, assure qu'il veut continuer à faire partie du Danemark, et les Groenlandais ont protesté contre une prise de contrôle par les États-Unis devant le consulat américain à Nuuk.

"Nous restons fermes sur le dialogue, le respect et le droit international", a-t-il déclaré dans un post Facebook lundi, dans lequel il a également remercié d'autres pays pour leur soutien.

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