Emmanuel Macron affirme que le navire est suspecté d’arborer un faux pavillon, une enquête judiciaire a été ouverte.
La Marine française a procédé ce jeudi à l’arraisonnement d’"un navire pétrolier en provenance de Russie", a annoncé Emmanuel Macron sur le réseau social X.
Selon le président de la République, le bâtiment était "sous sanctions internationales et suspecté d’arborer un faux pavillon".
L’opération s’est déroulée en haute mer, en Méditerranée, avec le soutien de plusieurs pays alliés. L'intervention "a été menée dans le strict respect de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer", a précisé le chef de l’État.
Dans un communiqué, la préfecture maritime de la Méditerranée indique que l’intervention a eu lieu dans la mer d’Alboran, entre l'Espagne et la Maroc. L’opération a été menée avec "nos alliés dont le Royaume-Uni".
Selon les autorités maritimes, le navire intercepté est le pétrolier GRINCH, en provenance de Mourmansk, dans le nord de la Russie.
Le bâtiment est "actuellement escorté par des moyens de la marine nationale vers un point de mouillage pour la poursuite de vérifications".
À l’issue de l’arraisonnement, "une enquête judiciaire est ouverte" et "le navire a été dérouté", a ajouté Emmanuel Macron, sans donner davantage de détails.
Depuis le début de la guerre en Ukraine, les autorités occidentales surveillent de près les activités de la dite "flotte fantôme" russe, composée de navires soupçonnés de contourner les sanctions internationales sur les exportations de pétrole.
En octobre dernier, un pétrolier appartenant à cette flotte, le Pushpa, avait déjà été arraisonné au large de la Bretagne par des militaires français.