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Bruxelles-Captiale : le gouvernement parvient à un accord de coalition après 600 jours d'impasse

Un homme est assis avec son sac à dos au centre de la Grand Place historique de Bruxelles, le mercredi 24 août 2022.
Un homme est assis avec son sac à dos au centre de la Grand Place historique de Bruxelles, le mercredi 24 août 2022. Tous droits réservés  AP Photo/Virginia Mayo
Tous droits réservés AP Photo/Virginia Mayo
Par Emma De Ruiter
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La complexité du cadre institutionnel bruxellois a compliqué les négociations de la coalition. Pour être investi, un gouvernement doit disposer d'une majorité dans les deux groupes linguistiques du Parlement local, qui comptent chacun des partis différents.

Les négociateurs de sept partis ont conclu un accord de coalition après plus de 600 jours d'impasse dans la capitale belge dans la nuit de jeudi à vendredi, à l'issue de près de trois jours de discussions en conclave.

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La région autonome de Bruxelles-Capitale est embourbée dans une crise politique et financière depuis que les élections de juin 2024 n'ont pas permis de dégager un vainqueur clair.

Les sept partis, trois francophones et quatre néerlandophones, se sont depuis embourbés dans la recherche d'un compromis qui convienne à tous, tandis que la structure institutionnelle complexe de Bruxelles a également compliqué les négociations de coalition.

Le Premier ministre belge, Bart De Wever, a exprimé sa frustration en début de semaine, déclarant qu'il était temps de réformer le système politique complexe et que l'impasse nuisait à la réputation du pays.

Contrairement aux autres régions de Belgique, le gouvernement bruxellois doit disposer d'une majorité dans les deux groupes linguistiques du Parlement local, qui comptent chacun des partis différents.

L'accord conclu prévoit que le groupe francophone sera représenté par le Mouvement réformateur (MR), le Parti socialiste (PS) et le parti centriste Les Engagés. Les partis néerlandophones comprennent les Verts (Groen), les socialistes (Vooruit), les libéraux (Open Vld) et les chrétiens-démocrates (CD&V).

Habemus gouvernement

La crise de près de deux ans a finalement pris fin lorsque les négociateurs ont décidé de s'enfermer dans un bâtiment de la Fondation universitaire pour un "conclave" mardi, une proposition de Georges-Louis Bouchez, chef de file du MR (centre droit).

"Tout le monde s'est rendu compte de l'urgence de la situation", a déclaré Georges-Louis Bouchez après la fin des négociations. "Bruxelles était vraiment au bord du gouffre, comme on le sait, avec un nouveau budget temporaire qui aurait été nécessaire."

Lorsque l'accord a été conclu, le personnel de la Fondation universitaire a organisé un hommage à la tradition papale du Vatican. Vêtu d'une robe de cardinal, un membre du personnel a proclamé "habemus government", hissé le drapeau bruxellois et utilisé une bombe fumigène pour dégager de la fumée blanche.

Les grandes lignes de l'accord prévoient un retour à l'équilibre budgétaire en 2029, un nouveau nom pour le plan de circulation bruxellois, baptisé Good Move, et la suppression des primes à la rénovation telles qu'elles existent actuellement.

Chaque parti doit maintenant organiser son congrès de participation pour faire valider l'accord par ses membres, avant un débat au Parlement, un vote de confiance et la cérémonie de prestation de serment.

Bien que l'administration précédente soit restée en place dans un rôle intérimaire, elle n'avait que peu de pouvoir pour s'attaquer aux questions urgentes, telles que le budget.

Lourdement endettée, Bruxelles a dû suspendre plusieurs projets d'investissement et geler les subventions accordées aux ONG et aux organisations culturelles.

La Belgique, connue pour avoir l'un des systèmes politiques les plus complexes d'Europe, n'en est pas à son premier coup d'essai en matière de paralysie politique.

L'actuelle coalition fédérale dirigée par Bart De Wever a été formée après sept mois de marchandage, et le pays est resté 541 jours sans gouvernement entre 2010 et 2011.

Sources additionnelles • AFP

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