La semaine dernière, le service national français de surveillance des inondations a également indiqué que l'humidité du sol avait atteint son niveau le plus élevé depuis le début des relevés en 1959.
En France, il a plu tous les jours depuis le 14 janvier. Mais ce lundi 23 février, la série de 40 jours consécutifs avec des précipitations dans le pays a pris fin. "Il s'agit de la plus longue série de jours de pluie consécutifs enregistrée en France depuis le début des mesures en 1959", a déclaré Météo-France, le précédent record ayant été enregistré en 2023 avec 32 jours de pluie.
Météo-France définit un "jour de pluie" comme un jour où le cumul moyen des précipitations sur l'ensemble du pays (en l'occurrence sur l'ensemble du territoire national) est supérieur ou égal à 1 millimètre. Lundi, le cumul était de 0,7 mm.
Cette accumulation de précipitations est liée à une série de perturbations et de tempêtes (Goretti, Ingrid, Nils, Pedro) le long de l'axe atlantique, encadrées par deux anticyclones centrés sur l'Afrique et l'Europe du Nord.
Un mois de février pluvieux
Le dérèglement climatique tend également à intensifier les précipitations. "Une atmosphère plus chaude contient plus de vapeur d'eau, ce qui augmente le potentiel de précipitations intenses, tout en modifiant leur calendrier", explique Météo-France.
"Depuis le 1er janvier, l'équivalent d'un hiver entier de précipitations, voire plus, est tombé sur la pointe de la Bretagne, une grande partie du sud-ouest de la France et le littoral méditerranéen, avec 44 jours de pluie, contre 48 pour un hiver classique", souligne le prévisionniste national.
Le mois de février est déjà le plus humide en moyenne sur l'ensemble du pays depuis 1959. Et l'hiver 2025-2026, qui n'est pas encore terminé, se classera parmi les 10 hivers les plus humides depuis 1959, selon Météo-France.
Une décrue qui s'annonce lente
Si le ciel semble plus favorable sur plusieurs régions en ce début de semaine, les sols restent saturés. Vigicrues, l'organisme national chargé de la surveillance des crues, a prévenu que la décrue serait "très lente" même si les conditions météorologiques s'améliorent. Car l'humidité du sol a atteint son niveau le plus élevé depuis le début des relevés en 1959.
Les départements du Maine-et-Loire et de la Charente-Maritime sont toujours en vigilance rouge pour les inondations, selon le dernier bulletin émis ce mardi soir par Météo-France.
Vigicrues indique également que 54 cours d'eau sont toujours en alerte dans 45 départements, dont deux en alerte rouge avec "crues significatives" (le Maine-et-Loire dans l'agglomération d'Angers et la Charente dans l'agglomération de Saintes).
Les autorités rappellent que même en vigilance jaune (49 cours d'eau ce mardi soir), la rivière peut encore déborder localement. "La prudence est donc de mise", est-il précisé.
Malgré cela, les niveaux d'eau dans l'ouest du pays, qui connaissent des inondations exceptionnelles depuis plus d'une semaine, ont commencé à baisser lentement au cours du week-end. "La tendance à la baisse est engagée, même si elle ne se produit pas partout au même rythme", indique le ministère.
Météo-France prévoit un temps généralement sec jusqu'à jeudi soir, avec des températures "remarquablement douces pour cette période de l'année, souvent comprises entre 15 et 20 °C sur une grande partie du pays", mais une nouvelle bande de pluie pourrait "traverser une grande partie de l'ouest de la France" entre jeudi soir et vendredi.