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La France sévit contre l'ambassadeur américain et bloque son accès direct au gouvernement

L'ambassadeur des États-Unis en France, Charles Kushner, donne une conférence de presse à l'occasion du 250e anniversaire des États-Unis l'année prochaine, à Paris, le jeudi 4 décembre 2025.
L'ambassadeur des États-Unis en France, Charles Kushner, donne une conférence de presse à l'occasion du 250e anniversaire des États-Unis l'année prochaine, à Paris, le jeudi 4 décembre 2025. Tous droits réservés  AP Photo/Christophe Ena
Tous droits réservés AP Photo/Christophe Ena
Par Emma De Ruiter
Publié le
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Le ministère français des Affaires étrangères avait convoqué l'ambassadeur des États-Unis, Charles Kushner, pour qu'il s'explique sur les commentaires de l'administration Trump concernant le militant d'extrême droite tué, Quentin Deranque. L'ambassadeur ne s'est pas présenté à la convocation.

La France a interdit l'accès aux ministres du gouvernement à l'ambassadeur américain Charles Kushner, après qu'il ne se soit pas présenté à une réunion pour discuter des commentaires faits par l'administration Trump sur l'assassinat d'un militant d'extrême droite, Quentin Deranque.

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Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait convoqué M. Kushner, le père du gendre et conseiller du président américain Donald Trump, Jared Kushner, après que l'ambassade des États-Unis à Paris a rediffusé des commentaires de l'administration Trump à Washington sur M. Deranque.

Quentin Deranque, 23 ans, est décédé des suites de blessures à la tête après des affrontements entre des partisans de la gauche radicale et de l'extrême droite en marge d'une manifestation le 12 février contre un homme politique du parti de gauche La France insoumise (LFI) à Lyon.

"Compte tenu de cette apparente méconnaissance des exigences fondamentales de la mission d'ambassadeur et de l'honneur de représenter son pays, le ministre (Barrot) a demandé qu'il (Kushner) ne soit plus autorisé à avoir un accès direct aux membres du gouvernement français", a déclaré le ministère des affaires étrangères.

M. Kushner serait toutefois autorisé à poursuivre ses fonctions diplomatiques et à avoir des "échanges" avec des responsables, a-t-il ajouté dans un communiqué.

"L'ambassadeur Charles Kushner a bien entendu la possibilité d'exercer ses fonctions et de se présenter au Quai d'Orsay, afin que nous puissions avoir les discussions diplomatiques nécessaires pour aplanir les irritations qui ne manquent pas de surgir dans une amitié vieille de 250 ans", a déclaré le ministère des affaires étrangères.

M. Kushner avait été convoqué pour s'expliquer sur une déclaration du bureau de lutte contre le terrorisme du département d'État américain, qui avait publié sur X que "les informations, corroborées par le ministre français de l'Intérieur, selon lesquelles Quentin Deranque a été tué par des militants d'extrême gauche, devraient tous nous préoccuper".

L'assassinat de Quentin Deranque a mis en lumière un climat de profonde tension politique en France à l'approche du scrutin présidentiel de l'année prochaine.

"Nous refusons toute instrumentalisation à des fins politiques de cette tragédie qui a endeuillé une famille française", a déclaré M. Barrot au cours du week-end. "Nous n'avons pas de leçons à recevoir, notamment sur la question de la violence, de la part du mouvement réactionnaire international.

Le département d'État a déclaré dans son message que "le gauchisme radical violent est en augmentation et son rôle dans la mort de Quentin Deranque démontre la menace qu'il représente pour la sécurité publique. Nous continuerons à surveiller la situation et nous nous attendons à ce que les auteurs des violences soient traduits en justice."

M. Kushner ne s'était déjà pas présenté à une réunion à laquelle il avait été convoqué en août à cause de sa lettre au président français Emmanuel Macron, dans laquelle il alléguait que le pays ne faisait pas assez pour lutter contre l'antisémitisme. Les responsables français des affaires étrangères avaient alors rencontré un représentant de l'ambassadeur des États-Unis.

Sources additionnelles • AP, AFP

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