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Après une réunion entre gouvernement et distributeurs, pas de décision sur les prix du carburant

Depuis le début de la guerre en Iran, le prix à la pompe a explosé (Image d'archive)
Depuis le début de la guerre en Iran, le prix à la pompe a explosé (Image d'archive) Tous droits réservés  AP Photo/Bob Edme
Tous droits réservés AP Photo/Bob Edme
Par Nathan Joubioux
Publié le Mis à jour
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Si aucune décision générale n'a été prise après les contrôles menés par le gouvernement, certains distributeurs se sont engagés à prendre des mesures, comme la répercussion au plus tôt de la baisse des cours du baril.

"Aucune décision" sur un éventuel encadrement des prix du carburant à la pompe. Tel est le résultat de la réunion organisée entre le gouvernement et les distributeurs, ce jeudi 12 mars à Bercy.

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Pourtant, la situation se fait de plus en plus urgente : alors que le conflit s'intensifie au Moyen-Orient et que Donald Trump a assuré ne pas se soucier du coût du pétrole, le prix du baril est repassé au-dessus des 100 dollars, soit une augmentation de 38 % par rapport à son niveau avant le début de la guerre.

Et à la pompe, l'augmentation se fait déjà ressentir : le prix moyen du gasoil a franchi la barre des deux euros. Faute de mesures contraignantes, le gouvernement avait lancé, ces derniers jours, une série de contrôle des prix à la pompe dans plusieurs centaines de stations-services. "632 contrôles ont été faits et ont été réalisés entre lundi et mercredi. Ils ont constaté 5 % donc de sanctions, ce qui est un taux conforme aux constats habituellement observés", a assuré Serge Papin, ministre du Commerce.

Pas de mesures générales, mais des engagements

Au terme de la réunion, Bercy a indiqué que certains distributeurs se sont engagés "à répercuter au plus tôt la baisse des cours du baril et à diminuer immédiatement les prix des carburants".

Le ministère a également partagé la volonté de certains distributeurs de baisser significativement le prix à la pompe, "allant de 10 à 30 centimes par litre", comme l'a déjà proposé Michel Edouard Leclerc. Une volonté partagée par le PDG de Coopérative U, Dominique Schelcher, qui s'est dit toutefois "tributaire" des variations des cours.

De son côté, Francis Pousse, le président du syndicat Mobilians, qui représente 5 800 stations-services traditionnelles, soit hors grandes surface, dit attendre d'observer la tendance que prendra les cours des produits pétroliers. "Wait and see. On verra samedi ou dimanche si, effectivement, on a bien des baisses de 30 centimes. En tout cas, nous, on est soumis à l'économie de marché, j'allais dire, c'est-à-dire le fameux Platts [indice de référence, NDLR] qui est le même prix de référence pour tout le monde. Et effectivement, eu égard à nos faibles marges, on ne peut pas se battre avec [Michel-Édouard] Leclerc sur une baisse de 30 centimes", explique-t-il.

Une mesure prise à l'international

Pour tenter de contenir cette hausse, les 32 pays membres de l'Agence internationale de l'Énergie, dont la France fait partie, ont annoncé, ce mercredi, le déblocage de quelque 400 millions de barils de leurs réserves stratégiques, plus de deux fois supérieure au déblocage intervenu après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Cette décision qui avait permis de soulager les cours, à un moment où le Brent, la référence internationale, flirtait avec les 120 dollars.

"Les défis auxquels nous sommes confrontés sur le marché pétrolier sont d’une ampleur sans précédent. Je me réjouis donc que les pays membres de l’AIE aient répondu par une action collective d’urgence d’une taille, elle aussi, sans précédent", a déclaré le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol. "Les marchés pétroliers sont mondiaux, la réponse aux grandes perturbations doit donc être mondiale elle aussi. La sécurité énergétique est le mandat fondateur de l’AIE, et je suis heureux de voir que ses membres font preuve d’une forte solidarité en prenant ensemble des mesures décisives."

Cette décision vise à faire baisser les prix du pétrole alors que la crise iranienne et les perturbations des livraisons via le détroit d’Ormuz continuent de provoquer de violents chocs sur les marchés de l’énergie. Le calendrier de mise sur le marché variera selon la situation nationale de chaque pays membre, les modalités d’application étant précisées ultérieurement. Les volumes retenus représentent environ 20 jours de flux pétroliers transitant par le détroit d’Ormuz, par lequel passent en temps normal quelque 20 millions de barils par jour.

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