Deux missiles iraniens se sont abattus samedi soir sur les villes de Dimona et Arad, dans le sud d’Israël, faisant au moins 175 blessés et de lourds dégâts matériels. Dimona est connue pour abriter un centre de recherche nucléaire stratégique.
Plus d'une centaine de personnes ont été blessées après que des missiles iraniens ont frappé les villes d'Arad et de Dimona, dans le sud d'Israël, a annoncé l'armée israélienne samedi soir. Cette dernière localité abrite une installation nucléaire. La région a été la cible de plusieurs salves, dans la journée.
Des dizaines de personnes ont été blessées et évacuées vers des hôpitaux après la frappe iranienne sur Arad, a rapporté le Magen David Adom, l’équivalent israélien de la Croix-Rouge.
À environ 25 kilomètres d'Arad, à Dimona, une autre frappe iranienne a fait des dizaines de blessés, dont un enfant de 10 ans grièvement touché, selon un bilan là aussi provisoire.
Selon la télévision d'État iranienne, l'attaque contre Dimona était une riposte à une frappe menée samedi contre son installation nucléaire de Natanz, située à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Kashan. L'armée israélienne affirme pourtant ne pas en être responsable.
À Dimona, le lieu d'impact du missile se trouve à environ cinq kilomètres du site de recherche nucléaire. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a indiqué n'avoir reçu "aucune indication de dégâts au centre de recherche nucléaire du Néguev", ajoutant qu'"aucun niveau anormal de radiation n'a été détecté". Cependant, l'AIEA dit "suivre la situation de près".
Parallèlement, les ministres des Affaires étrangères du G7 et l'Union européenne ont exigé samedi l'arrêt "immédiat et sans condition" des attaques du régime iranien contre des alliés au Moyen-Orient.
Dans une déclaration commune, ils ont affirmé : "Nous condamnons avec la plus grande fermeté les attaques irresponsables du régime contre des civils et des infrastructures civiles, y compris les infrastructures énergétiques, à Bahreïn, au Koweït, à Oman, au Qatar, en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, en Jordanie et en Irak."
La ville désertique de Dimona abrite le principal centre de recherche nucléaire d'Israël, inauguré en 1958. Israël n'a jamais confirmé ni démenti la conviction largement répandue selon laquelle le pays dispose de l'arme nucléaire.