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Plus de 175 blessées après des frappes iraniennes dans le sud d'Israël

Des personnes sur un site touché par un missile iranien à Dimona, dans le sud d'Israël, le dimanche 22 mars 2026.
Des personnes sur un site touché par un missile iranien à Dimona, dans le sud d'Israël, le dimanche 22 mars 2026. Tous droits réservés  (Photo AP/Ariel Schalit)
Tous droits réservés (Photo AP/Ariel Schalit)
Par Lucy Davalou & AP
Publié le Mis à jour
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Deux missiles iraniens se sont abattus samedi soir sur les villes de Dimona et Arad, dans le sud d’Israël, causant l'hospitalisation de 300 personnes et de lourds dégâts matériels. Dimona est connue pour abriter un centre de recherche nucléaire stratégique.

Plus de trois cent personnes ont été hospitalisées après que des missiles iraniens ont frappé les villes d'Arad et de Dimona, dans le sud d'Israël, a annoncé l'armée israélienne samedi soir. Cette dernière localité abrite une installation nucléaire. La région a été la cible de plusieurs salves, dans la journée.

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À Arad, 116 blessés ont été admis au centre médical Soroka : 7 dans un état grave, 22 dans un état modérément grave et 87 présentant des blessures légères. À Dimona, la frappe iranienne a fait 64 blessés : 1 dans un état grave, 2 dans un état modérément grave et 61 présentant des blessures légères, selon un communiqué du ministère de la Santé israélien.

À environ 25 kilomètres d'Arad, à Dimona, une autre frappe iranienne a fait des dizaines de blessés, dont un enfant de 10 ans grièvement touché, selon un bilan là aussi provisoire.

Selon un dernier bilan de ces deux frappes, huit personnes sont dans un état grave, 29 dans un état modéré, tandis que 256 présentent des blessures légères. Vingt autres personnes ont été prises en charge pour des crises d’angoisse.

Selon la télévision d'État iranienne, l'attaque contre Dimona était une riposte à une frappe menée samedi contre son installation nucléaire de Natanz, située à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Kashan. L'armée israélienne affirme pourtant ne pas en être responsable.

À Dimona, le lieu d'impact du missile se trouve à environ cinq kilomètres du site de recherche nucléaire. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a indiqué n'avoir reçu "aucune indication de dégâts au centre de recherche nucléaire du Néguev", ajoutant qu'"aucun niveau anormal de radiation n'a été détecté". Cependant, l'AIEA dit "suivre la situation de près".

Parallèlement, les ministres des Affaires étrangères du G7 et l'Union européenne ont exigé samedi l'arrêt "immédiat et sans condition" des attaques du régime iranien contre des alliés au Moyen-Orient.

Dans une déclaration commune, ils ont affirmé : "Nous condamnons avec la plus grande fermeté les attaques irresponsables du régime contre des civils et des infrastructures civiles, y compris les infrastructures énergétiques, à Bahreïn, au Koweït, à Oman, au Qatar, en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, en Jordanie et en Irak."

La ville désertique de Dimona abrite le principal centre de recherche nucléaire d'Israël, inauguré en 1958. Israël n'a jamais confirmé ni démenti la conviction largement répandue selon laquelle le pays dispose de l'arme nucléaire.

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