Meilleur atout de l'actuel camp présidentiel en 2027 ? L'ex-Premier ministre d'Emmanuel Macron est désormais favori dans deux enquêtes d'opinion.
"La seule raison pour laquelle je pourrais cesser d'être maire du Havre, c'est si en 2027 – et ça ne me parait pas une hypothèse facile – je devenais président", disait-il il y a encore quelques jours.
Édouard Philippe avait conditionné son avenir présidentiel à sa victoire aux élections municipales. Une stratégie qui semble porter ses fruits pour l'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron (2017-2020).
Le patron d'Horizons est donné vainqueur de l'élection présidentielle française de 2027 par deux nouveaux sondages. Il devance le probable candidat du Rassemblement National, Jordan Bardella, qui dominait largement les précédentes enquêtes d'opinion.
Si les deux sondages placent l'extrême droite en tête au premier tour, Édouard Philippe obtiendrait 52 % des voix au second contre 48 % pour Jordan Bardella. L'institut Elabe estime, de son côté, qu'il pourrait battre n'importe quel candidat du RN, que ce soit Jordan Bardella ou Marine Le Pen, qui attend la décision de la cour d'appel de Paris le 7 juillet.
Interviewé par le Figaro mardi, Édouard Philippe a présenté certaines de ses propositions, défendant notamment une politique migratoire "sélective" et insistant sur la nécessité de maintenir l'immigration pour compenser le recul de la population active.
À plus d'un an du scrutin, rien n'est encore figé dans la course à l'Élysée, avec de nombreux candidats déclarés ou qui pourraient émerger.
Dans différents camps, les appels à organiser des primaires sont lancés, sans garantie d'aboutir : beaucoup de prétendants ne veulent pas en entendre parler, comme Jean-Luc Mélenchon ou Raphaël Glucksmann à gauche, ou encore Bruno Retailleau, chef de LR, qui se dit "dans tous les cas candidat".