Les tirs de missiles iraniens sur Israël ont fortement diminué, passant d'environ 90 le premier jour de la guerre à 10‑15 par jour ces deux dernières semaines.
Les sirènes ont retenti à plusieurs reprises dans le centre d'Israël dans la nuit de mercredi, alors que l'Iran a lancé un important barrage de missiles balistiques sur le pays, coïncidant avec le début de la grande fête juive de la Pâque.
Selon les premières estimations de l'armée israélienne, une dizaine de missiles balistiques ont touché le centre d'Israël, constituant la plus importante salve iranienne depuis les premiers jours de la guerre.
Quelques minutes plus tard, Tsahal a annoncé avoir détecté un nouveau tir de missile balistique, le sixième de la journée.
La radio de l'armée israélienne a précisé que la plupart des projectiles étaient des bombes à fragmentation, particulièrement dangereuses pour le public : les petites munitions qu'elles libèrent peuvent ne pas exploser à l'impact et représenter un grave danger pour les passants.
Après un pic au premier jour de la guerre, avec environ 90 missiles tirés, les frappes iraniennes sur Israël avaient ralenti au cours des deux dernières semaines, à environ 10 à 15 missiles par jour.
Mercredi, Donald Trump a affirmé que le président iranien avait demandé un cessez-le-feu, mais il a exclu toute trêve tant que le détroit d'Ormuz, d'une importance vitale, ne serait pas rouvert aux cargaisons d'énergie.
Mais cette affirmation a été catégoriquement démentie par l'Iran, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, la qualifiant de "fausse et sans fondement".
Quatorze blessés en Israël dont une enfant dans un état grave
Téhéran continue d'insister sur le fait qu’il n'y a pas de négociations en cours avec Washington pour mettre fin à la guerre, et a lancé de nouvelles attaques de missiles contre Israël et les pays du Golfe alliés des États-Unis mercredi. Au moins 14 personnes ont été blessées près de Tel-Aviv, dont une fillette de 11 ans évacuée vers un hôpital "dans un état grave".
"Nous réfléchirons lorsque le détroit d’Ormuz sera ouvert, libre et dégagé. D’ici là, nous envoyons l’Iran dans l’oubli ou, comme on dit, à l’âge de pierre", a écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.
Depuis le début de la guerre, le ton de Donald Trump oscille entre combativité et conciliation.
Mardi, en fin de journée, il a déclaré que le conflit, qui dure depuis un mois, pourrait être terminé dans "deux semaines, peut-être trois".
Le président Masoud Pezeshkian a déclaré que l'Iran avait la "volonté nécessaire" pour un cessez-le-feu, mais uniquement s'il recevait des garanties que les hostilités ne reprendraient pas.
Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé mercredi que le détroit d'Ormuz, par lequel transite normalement un cinquième du pétrole mondial, resterait fermé aux "ennemis" du pays.
Ils ont également confirmé avoir touché un pétrolier dans le Golfe qui, selon eux, appartenait à Israël. Une agence britannique de sécurité maritime a indiqué que le navire avait été touché au large du Qatar, causant des dégâts mais sans faire de victimes.
Crise de l'énergie
L'optimisme suscité par les commentaires de Donald Trump sur le calendrier de la fin de la guerre a fait baisser les prix du pétrole mercredi, et les marchés boursiers se sont redressés en Europe et en Asie.
Pourtant, la mainmise de l'Iran sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitent les exportations de pétrole et de gaz du Golfe vers les marchés mondiaux, a fait grimper en flèche les prix de l'énergie et déclenché des turbulences économiques à l'échelle mondiale.
Cette semaine, le prix moyen de l'essence aux États-Unis a dépassé les 4 dollars le gallon (soit environ 91 centimes d'euro le litre) pour la première fois en quatre ans, tandis que l'inflation européenne a fortement augmenté et que les gouvernements du monde entier ont commencé à annoncer des mesures de soutien.
Mercredi, la Grande-Bretagne a annoncé qu'elle accueillerait cette semaine une réunion rassemblant une trentaine de pays pour discuter de la réouverture du détroit d'Ormuz.