Ouvert en 1987, le Centre républicain de spéléothérapie accueille depuis des décennies des patients souffrant de maladies respiratoires dans des galeries creusées au cœur du sel gemme. Mais son avenir est aujourd’hui incertain, depuis la fin du financement public au nom d’une politique de santé davantage fondée sur des traitements validés scientifiquement.
Pour certains patients, cette approche reste pourtant essentielle. C’est le cas d’Armen Stepanyan, qui fait le voyage depuis Kemerovo, en Russie, depuis plus de dix ans. « J’ai tout essayé, les sanatoriums, les traitements, rien ne fonctionnait », dit-il. « Ici, j’ai senti une amélioration dès la première cure. »
Les partisans du centre estiment qu’il s’inscrit dans une longue tradition arménienne de soins naturels, dans un pays reconnu pour ses stations thermales et l’usage thérapeutique de ses ressources minérales.
Les autorités locales envisagent désormais de faire appel à des investisseurs privés pour sauver le site, avec l’idée de le transformer à terme en centre de recherche médicale ou en destination de tourisme de santé, afin d’en préserver à la fois l’héritage thérapeutique et l’intérêt scientifique.