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Enlèvement d'enfants ukrainiens : Pyongyang dénonce les sanctions britanniques contre une colonie de vacances

Des jeunes filles nord-coréennes brandissent des panneaux avec les noms des pays participants lors d'une cérémonie d'ouverture du camp international pour enfants de Songdowon, le 29 juillet 2014.
Des jeunes filles nord-coréennes brandissent des panneaux portant les noms des pays participants lors d'une cérémonie d'ouverture du camp international pour enfants de Songdowon, le 29 juillet 2014. Tous droits réservés  AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par Gavin Blackburn
Publié le
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Depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022, 2 318 enfants ukrainiens sont toujours portés disparus, 20 570 ont été déportés ou déplacés de force et 704 ont été tués, selon un portail du gouvernement ukrainien.

La Corée du Nord a critiqué vendredi le Royaume-Uni pour avoir imposé des sanctions à l'un de ses centres pour enfants en raison d'accusations liées à des mineurs ukrainiens, estimant que Londres cherche à ternir l'image de Pyongyang et à affaiblir ses liens avec la Russie.

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Depuis l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, des ONG et défenseurs des droits humains s'inquiètent du sort des enfants ukrainiens des territoires occupés, susceptibles de faire l'objet d'endoctrinement politique.

Selon un rapport de 2025 de l'ONG ukrainienne "Centre régional pour les droits de l'homme", deux enfants issus de zones occupées – Micha, 12 ans, et Liza, 16 ans – auraient été envoyés au camp international de Songdowon, en Corée du Nord, où ils auraient suivi des enseignements militaires et rencontré d'anciens combattants nord-coréens impliqués dans une attaque contre un navire américain en 1968.

Le 11 mai, le Royaume-Uni a imposé des sanctions gelant les avoirs du camp de Songdowon, estimant qu'il pourrait être lié au programme russe de "déportation forcée et de rééducation" d'enfants ukrainiens, selon le Foreign Office.

Élèves de l'école internationale Laureat de Tanzanie au camp international d'enfants de Songdowon, 29 juillet 2014.
Des élèves de l'école internationale Laureat en Tanzanie au camp international d'enfants de Songdowon, 29 juillet 2014. AP Photo

La Grande-Bretagne a également accusé l'établissement nord-coréen de soutenir des politiques ou actions "sapant ou menaçant l'intégrité territoriale, la souveraineté ou l’indépendance de l'Ukraine".

L'agence officielle nord-coréenne a réagi vendredi en dénonçant des "conspirations visant à diaboliser la Russie" et une "insulte intolérable" à l'encontre de Pyongyang.

Elle a qualifié ces sanctions de "provocation haineuse et contraire à l'éthique", motivée par des considérations politiques visant, selon elle, à ternir l'image de la Corée du Nord et à dénigrer ses relations avec la Russie.

Le camp international pour enfants de Songdowon aurait été conçu pour promouvoir le système politique nord-coréen auprès de jeunes visiteurs étrangers, et l'agence officielle du régime l'a décrit vendredi comme une "base sacrée pour l'éducation et la croissance des enfants".

Selon le même média, citant un porte-parole anonyme du ministère des Affaires étrangères de Pyongyang, la Grande-Bretagne est accusée de "lier de manière déraisonnable" le camp à des allégations "sans fondement" de migration forcée d'enfants ukrainiens.

De son côté, le voyagiste britannique Koryo Tours indique sur son site que ce camp, situé près de Wonsan et ouvert en 1960, a été créé pour favoriser l’amitié internationale en accueillant des enfants étrangers.

Des manifestants brandissent des drapeaux américains et ukrainiens alors que des milliers d'ours en peluche représentant des enfants déportés d'Ukraine par la Russie sont exposés à Washington, le 23 avril 2026.
Des manifestants brandissent des drapeaux américains et ukrainiens alors que des milliers d'ours en peluche représentant des enfants déportés d'Ukraine par la Russie sont exposés à Washington, le 23 avril 2026. AP Photo

Le site du camp indique qu'il peut accueillir jusqu'à 1 200 enfants à la fois et reçoit environ 400 visiteurs étrangers par an, notamment en provenance de Russie, de Chine, de Thaïlande, de Mongolie et du Mexique.

Depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022, 2 318 enfants ukrainiens sont toujours portés disparus, 20 570 ont été déportés ou déplacés de force et 704 ont été tués, selon un portail du gouvernement ukrainien.

Sources additionnelles • AFP

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