Lundi, le ministère libanais de la santé a déclaré que le bilan des frappes israéliennes depuis le début de la guerre s'élevait à 3 020 morts, dont 211 personnes âgées de 18 ans et moins et 116 professionnels de la santé.
Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi qu'il était prêt à "faire l'impossible" pour mettre fin à la guerre avec Israël, alors que les frappes se poursuivent dans le pays en dépit d'un cessez-le-feu.
Sa déclaration fait suite à une série de frappes dans le sud du Liban menée par L’armée israélienne ainsi qu'une déclaration du groupe armé Hezbollah, soutenu par l’Iran, qui affirme avoir frappé une cible militaire dans le nord d’Israël.
Bien qu'un cessez-le-feu ait été annoncé le 17 avril, il n'a pas permis de mettre fin aux violences entre Israël et le Hezbollah, qui ont continué à lancer des frappes en s'accusant mutuellement d'avoir violé l'accord.
La semaine dernière, la trêve a été prolongée de 45 jours à la suite d'une troisième série de discussions entre les représentants libanais et israéliens à Washington, discussions auxquelles le Hezbollah ne participe pas et auxquelles il s'oppose.
"Le cadre que le Liban a fixé pour les négociations consiste en un retrait israélien, un cessez-le-feu, le déploiement de l'armée le long de la frontière, le retour des personnes déplacées et une aide économique", a déclaré Joseph Aoun dans un communiqué lundi.
"Mon devoir, basé sur ma position et ma responsabilité, est de faire l'impossible, et de choisir ce qui est le moins coûteux, afin d'arrêter la guerre contre le Liban et son peuple", a-t-il ajouté.
Le cessez-le-feu ne parvient pas à mettre fin aux violences
Le Hezbollah a déclaré avoir tiré un drone visant "une plateforme Dôme de fer appartenant à l'armée ennemie israélienne", basée dans un campement militaire dans le nord d'Israël.
L'attaque était une réponse aux violations israéliennes du cessez-le-feu, a-t-il ajouté.
L'agence de presse nationale du Liban a fait état d'une série de frappes israéliennes dans le sud du pays.
Israël a également continué à procéder à des démolitions et à émettre des ordres d'évacuation dans les villages situés le long de la frontière sud du Liban.
Lundi, il a émis de nouveaux avertissements d'évacuation pour trois villages du sud, et a ensuite réitéré son avertissement pour un village situé à la périphérie de la ville côtière de Tyr.
Les soldats israéliens ont envahi et occupé une partie du Sud-Liban, opérant à l'intérieur d'une "ligne jaune" déclarée par Israël, qui s'étend sur une dizaine de kilomètres au nord de la frontière. Ils ont procédé à des démolitions à grande échelle dans la région, mais affirment ne pas avoir d'ambitions territoriales.
Ces attaques surviennent un jour après que des frappes israéliennes ont tué sept personnes au Liban, dont un membre du groupe Jihad islamique palestinien, dans le nord-est du pays, loin de la frontière israélo-libanaise.
Lundi, le ministère de la Santé a déclaré que le bilan des frappes israéliennes depuis le début de la guerre, le 2 mars, s'élevait à 3 020 morts, dont 211 personnes âgées de 18 ans et moins et 116 professionnels de la santé.