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Trump exhorte les négociateurs à ne pas précipiter l'accord avec l'Iran

Le président américain Donald Trump quitte Marine One pour monter à bord d'Air Force One à l'aéroport de Morristown, le 22 mai 2026, dans le New Jersey. (AP Photo/Alex Brandon)
Le président américain Donald Trump marche de Marine One vers Air Force One à l'aéroport de Morristown (New Jersey), vendredi 22 mai 2026. (AP Photo/Alex Brandon) Tous droits réservés  AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par Jeremiah Fisayo-Bambi avec AP
Publié le
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Sur son réseau social, Trump affirme que des discussions « constructives » sont en cours mais que « les deux parties doivent prendre leur temps et bien faire les choses ».

Dimanche, le président américain Donald Trump a déclaré avoir demandé à ses représentants de « ne pas se précipiter vers un accord avec l’Iran », quelques heures après avoir affirmé qu’un accord avait été « en grande partie négocié », ce qui a alimenté les spéculations des médias sur une annonce imminente.

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L’accord, s’il est conclu, devrait mettre fin à la guerre, rouvrir le détroit d’Ormuz et amener l’Iran à renoncer à son stock d’uranium hautement enrichi, selon des médias.

Sur son réseau social, Trump a indiqué que des discussions « constructives » étaient en cours, mais que « les deux parties doivent prendre leur temps et bien faire les choses ».

Selon lui, les négociations « avancent de manière ordonnée et constructive » et la relation avec l’Iran devient « beaucoup plus professionnelle et productive ».

Il a repoussé les critiques de certains de ses collègues républicains, qui réclament une ligne plus dure, alors même que les deux parties ont semblé ces dernières semaines à plusieurs reprises proches d’un accord, avant que les discussions ne s’enrayent.

La réouverture du détroit allégerait la crise énergétique mondiale déclenchée par le bombardement de l’Iran par les États‑Unis et Israël le 28 février, qui a conduit Téhéran à fermer de facto cette voie maritime.

Depuis, les prix du pétrole, du gaz et des produits dérivés se sont envolés, et des experts préviennent qu’il faudra plusieurs semaines, voire plusieurs mois, pour que le trafic maritime et les prix se stabilisent après la réouverture du détroit.

Washington impose un blocus aux ports iraniens depuis plus d’un mois, et Trump a affirmé qu’il « restera pleinement en vigueur jusqu’à ce qu’un accord soit conclu, certifié et signé ».

Accord en vue : l’Iran doit céder son uranium enrichi

Selon les médias, dans le cadre de cet accord potentiel, Téhéran accepterait d’abandonner son stock d’uranium hautement enrichi : une partie serait probablement diluée, le reste étant transféré vers un pays tiers. D’après certaines informations, la Russie a proposé de le récupérer.

Un responsable américain a confirmé la durée de 60 jours du cessez‑le‑feu et précisé que si l’Iran ne renonce pas à son stock, il n’y aura aucun allègement des sanctions.

L’Iran dispose de 440,9 kilos d’uranium enrichi jusqu’à 60 % de pureté, soit, sur le plan technique, un court pas des 90 % nécessaires pour atteindre le niveau militaire, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique.

L’Iran ne s’est pas publiquement engagé à abandonner son uranium, une exigence clé de Donald Trump. Le président Masoud Pezeshkian a déclaré à la télévision d’État que son pays était prêt « à assurer au monde que nous ne cherchons pas à nous doter de l’arme nucléaire ».

Téhéran a toujours soutenu que son programme est pacifique, tout en enrichissant l’uranium à des niveaux proches du seuil militaire, et revendique son droit à la technologie nucléaire.

Samedi, le porte‑parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a indiqué à l’agence de presse officielle que les « divergences se réduisent » entre les positions iranienne et américaine, mais que l’Iran reste prudent après avoir été attaqué à deux reprises au cours de l’année écoulée pendant les négociations nucléaires.

Douze semaines se sont écoulées depuis l’attaque de l’Iran par les États‑Unis et Israël, qui a coûté la vie à son guide suprême, l’ayatollah Khamenei, ainsi qu’à des dizaines d’autres hauts responsables. Un cessez‑le‑feu tient depuis le 7 avril, même si les deux camps échangent encore sporadiquement des tirs.

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