Les funérailles publiques de l'ancien dirigeant de la République islamique, tué lors de frappes israélo-américaines le 28 février, se dérouleront sur six jours à partir du 4 juillet.
Les cérémonies funéraires, l'inhumation et les adieux à Ali Khamenei, ancien guide suprême de la République islamique, se tiendront du 4 au 9 juillet. Khamenei a été tué le 28 février 2026, dans les premières heures d'une attaque conjointe américano-israélienne contre l'Iran, en même temps qu'un certain nombre de hauts responsables et de commandants militaires.
Selon un communiqué du comité chargé de la commémoration de l'ancien dirigeant iranien, sa dépouille sera exposée à la mosquée Mosalla, à Téhéran les 4 et 5 juillet 2026.
La même annonce prévoit un cortège funèbre à Téhéran le 6 juillet 2026. Une autre cérémonie est prévue dans la ville sainte de Qom le 7 juillet 2026. Enfin, l'ancien guide suprême doit être inhumé le 9 juillet 2026 au mausolée du huitième imam chiite à Machhad.
Durant cette période, les autorités iraniennes ont donné très peu d'informations sur la date de l'inhumation de Khamenei, poussant certains opposants au régime sur les réseaux sociaux à ironiser sur l'absence de funérailles malgré un laps de temps aussi long.
Les autorités n'ont pas fourni d'explication claire à ce retard, mais des préoccupations sécuritaires et la crainte d'une attaque figurent parmi les principales pistes évoquées.
L'organisation d'une cérémonie d'une telle ampleur, telle que l'envisagent les autorités de la République islamique, nécessite d'importantes mesures de sécurité et une logistique lourde. Lors des funérailles de Qassem Soleimani, ancien commandant du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), en 2020, au moins 56 personnes avaient perdu la vie dans une bousculade.
Des responsables iraniens ont indiqué, à propos des funérailles et de l'inhumation d'Ali Khamenei, que "plusieurs millions de personnes" pourraient y assister.
Un adjoint au maire de Téhéran avait auparavant affirmé que des groupes venus d'Irak, d'Afghanistan, du Pakistan, d'Inde, du Cachemire et d'autres pays de la région s'étaient déclarés prêts à participer aux cérémonies, et que certains responsables irakiens avaient même demandé que la dépouille d'Ali Khamenei soit transportée à Najaf et à Karbala avant d'être enterrée en Iran.
Si le report des funérailles et de l'inhumation d'Ali Khamenei durant les premiers jours de la guerre pouvait paraître compréhensible, la question de son absence d'inhumation est devenue de plus en plus pressante à mesure que les tensions régionales s'apaisaient. Cela d'autant plus que l'enterrement d'Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, tué pendant la guerre, ont déjà eu lieu.
Ali Khamenei a été à la tête de l'État iranien pendant près de 37 ans, de 1989 jusqu'en février 2026, et avait le dernier mot sur les grandes orientations politiques du pays.
Depuis sa désignation comme successeur d'Ali Khamenei, Mojtaba Khamenei n'est pas apparu en public et aucune image ou vidéo de lui n'a été diffusée. Sa présence aux funérailles de son père reste incertaine.