Avant le communiqué de la Suisse, la Maison Blanche avait annoncé dans la nuit que le vice-président américain, J. D. Vance, ne se rendrait pas sur place.
Le ministère suisse des Affaires étrangères a annoncé vendredi à l’Agence France-Presse (AFP) que les discussions prévues vendredi entre Washington et Téhéran avaient été reportées.
"Les discussions prévues entre les États-Unis, l’Iran, le Qatar et le Pakistan ont été reportées. La Suisse reste disposée à faciliter ces discussions. Les travaux préparatoires correspondants se poursuivent", a indiqué le ministère.
Des responsables américains et iraniens devaient se retrouver vendredi au Bürgenstock, dans le canton suisse de Nidwald, aux côtés de médiateurs du Pakistan et du Qatar, afin d’entamer des négociations sur la mise en œuvre de l’accord.
Mais un porte-parole de la Maison Blanche a indiqué aux médias américains jeudi soir que le vice-président américain J. D. Vance avait repoussé son voyage en Suisse, invoquant des contraintes logistiques.
"Les plans pour les discussions techniques à venir n’ont pas été finalisés, et la délégation américaine s’est préparée à partir à la première opportunité. Mais la logistique pour ces négociations n’a jamais été simple ni prévisible. Pour le moment, le vice-président ne partira pas ce [jeudi] soir".
Le président américain Donald Trump et le président iranien Masoud Pezechkian ont signé mercredi un accord initial visant à mettre fin à la guerre.
Ce texte provisoire donne 60 jours aux deux parties pour parvenir à un accord final. Il prévoit notamment que les États-Unis lèvent leur blocus naval de l’Iran, tandis que Téhéran doit rouvrir le détroit d’Ormuz. L’Iran "réaffirme par ailleurs qu’il ne cherchera pas à se procurer ni à développer des armes nucléaires".
Les deux pays ont également convenu de la cessation "immédiate" des opérations militaires sur l’ensemble des fronts, y compris au Liban.
Mais les violents combats qui ont eu lieu dans le Sud du pays cette nuit pourraient être à l'origine de la décision de l'Iran d'annuler provisoirement la rencontre. Selon l'agence de presse officielle libanaise, au moins 16 personnes ont été tuées ce vendredi dans des frappes israéliennes. De son côté, l'armée israélienne a annoncé la mort de quatre de ses soldats, dont un lieutenant-colonel, lors d'affrontements avec le Hezbollah.