Peu après cette annonce, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré qu'Israël resterait dans le sud du Liban jusqu'à ce que le Hezbollah se désarme.
Le Liban, Israël et les États-Unis ont signé vendredi un accord-cadre trilatéral visant à ouvrir la voie à un accord de paix entre les deux adversaires de longue date au Moyen-Orient.
Cet accord — dont les détails n'ont pas été dévoilés — est le fruit de cinq cycles de négociations à Washington visant à mettre fin à des décennies d'hostilités et à des semaines de combats entre Israël et le Hezbollah dans le sud du Liban.
L'accord « commence à mettre en place un cadre pour une paix et une sécurité durables », a déclaré le secrétaire d'État américain Marco Rubio lors de la cérémonie de signature.
L'ambassadrice du Liban à Washington, Nada Hamadeh Moawad, a affirmé que cet accord « constitue une première étape sur la voie du rétablissement de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Liban, garantissant une cessation permanente et définitive des hostilités (et) permettant à notre peuple de retourner sur ses terres ».
De son côté, l'envoyé d'Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, a déclaré qu'en vertu de cet accord, « l'Iran est écarté, le Hezbollah est écarté, et la voie vers la paix entre Israël et le Liban est ouverte ».
Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans le conflit régional plus large au Moyen-Orient le 2 mars en tirant des roquettes sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, tué lors de frappes américano-israéliennes.
Israël a alors lancé des frappes aériennes dévastatrices ainsi qu'une invasion qui, selon le Liban, ont fait plus de 4 200 morts.
Sous la pression américaine, les responsables libanais avaient entamé des pourparlers directs avec Israël à Washington en avril ; une trêve avait été annoncée le 17 avril, mais elle n'avait finalement pas permis de faire cesser les combats.
Un nouveau cessez-le-feu a été déclaré ce mois-ci, alors que Téhéran insistait pour que l'accord conclu avec Washington visant à mettre fin au conflit élargi — déclenché par les États-Unis et Israël fin février — inclue également le Liban.
Netanyahu persiste et signe
Manifestement désirant se laisser le dernier mot, le Premier ministre israélien a déclaré vendredi qu'Israël resterait dans le sud du Liban tant que le Hezbollah ne se serait pas désarmé, peu après l'annonce, à Washington, d'un accord-cadre avec les États-Unis et le Liban.
« L'essentiel est, avant tout, qu'Israël demeure dans la zone de sécurité du sud du Liban. C'est une avancée majeure, et nous la maintiendrons tant que le Hezbollah ne se sera pas désarmé », a déclaré Benjamin Netanyahu dans une vidéo préenregistrée diffusée aux médias israéliens peu après l'annonce de l'accord-cadre tripartite.
Dans sa déclaration vidéo, le chef du gouvernement israélien ajoute que l'armée israélienne permettrait également à l'armée libanaise de prendre le contrôle du territoire dans deux zones distinctes.
« Nous mettons en œuvre deux zones pilotes, toutes deux recommandées par l'armée. L'une se situe entièrement en dehors de la zone de sécurité et au sud du fleuve Litani, tandis que l'autre se trouve au nord du Litani », un fleuve du sud du Liban.
Netanyahu a ajouté que les civils libanais déplacés de la zone dite « de sécurité », établie par les forces israéliennes dans le sud du Liban, ne seraient pas autorisés à regagner leur domicile.
« Nous maintenons en permanence la zone de sécurité initiale, hors de portée des tirs antichars. Nous n'autorisons ni le Hezbollah ni la population civile à y pénétrer », a affirmé Netanyahu.
Sous la pression américaine, les responsables libanais ont entamé des pourparlers directs avec Israël en avril à Washington ; une trêve avait été annoncée le 17 avril, mais elle n'avait finalement pas permis de faire cesser les combats. Un nouveau cessez-le-feu a été annoncé ce mois-ci, Téhéran insistant pour que l'accord conclu avec Washington visant à mettre fin au conflit plus large — déclenché par les États-Unis et Israël fin février — inclue le Liban.