L'attaque a suscité un vif émoi en principauté, l'un des plus petits États souverains au monde, connue pour sa forte concentration de résidents fortunés.
Le suspect identifié après la tentative d'assassinat à Monaco est une Ukrainienne d'une trentaine d'années, dernièrement domiciliée en Allemagne, a annoncé le procureur général vendredi. "La relative sophistication de l'engin explosif et le modus operandi semblent indiquer que la personne ayant posé l'explosif n'a pas agi seule."
Selon une notice rouge diffusée par Interpol, la femme identifiée s'appelle Anastasiia Berezovska, âgée de 39 ans. Elle est recherchée par les autorités monégasques pour "tentative d'assassinat, dépôt dans une intention criminelle sur la voie publique d'un engin explosif, association de malfaiteurs", précise cette notice.
L'explosion s'est produite lundi soir à l'entrée d'un immeuble d'habitation. Les autorités n'ont pas identifié les blessés, mais ont indiqué qu'il s'agissait d'une famille qui semble avoir été spécifiquement visée.
Selon plusieurs médias, le magnat ukrainien du secteur de la construction Vadym Ermolaev figure parmi les blessés.
Il affirme avoir renoncé à sa nationalité ukrainienne il y a près de dix ans et avoir été visé en 2023 par des sanctions ukrainiennes en raison de ses liens présumés avec la Russie, notamment pour avoir maintenu ses activités commerciales en Crimée annexée par Moscou. Une femme et un enfant ont également été blessés.
D'après le parquet, l'enfant a été entendu en France voisine, tandis que les deux autres victimes ne sont toujours pas en état d'être interrogées. L'une d'elles est grièvement blessée et son pronostic vital reste engagé, a-t-il précisé.
Le parquet a qualifié les faits de tentative d'assassinat à l'engin explosif et indiqué que les autorités françaises apportaient leur concours à l'enquête. Les analyses de l'engin explosif ainsi que les investigations visant à identifier le poseur de bombe se poursuivent, a-t-il précisé.
À ce stade, les raisons pour lesquelles cette famille a été ciblée restent inconnues.
L'attaque a suscité un vif émoi en principauté, l'un des plus petits États souverains au monde, connue pour sa forte concentration de résidents fortunés.
Le prince Albert II de Monaco a qualifié les faits d'"acte odieux" et assuré que l'ensemble des services publics étaient mobilisés pour garantir la sécurité.