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JD Vance affirme que la « belle » Grande-Bretagne a été abandonnée par ses dirigeants

Le vice-président JD Vance s'exprime lors de la revue navale internationale à bord de l’USS Kearsarge, dans le port de New York, pour les 250 ans des États-Unis.
Le vice-président JD Vance s’exprime lors de la revue navale internationale à bord de l’USS Kearsarge, dans le port de New York, pour les 250 ans des États-Unis. Tous droits réservés  AP photo
Tous droits réservés AP photo
Par Nathan Rennolds
Publié le
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Vance salue un Royaume-Uni « formidable » mais juge la politique britannique « très abîmée »

Le vice-président américain JD Vance a estimé que le Royaume-Uni avait été « trahi par ses dirigeants depuis longtemps », après la démission du Premier ministre Keir Starmer.

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Vance, qui critique vivement le Royaume-Uni et, plus largement, l’Europe depuis son arrivée à la vice-présidence en janvier 2025, a tenu ces propos dans un entretien au Sunday Times publié ce week-end.

Tout en qualifiant la Grande-Bretagne d’« incroyable », Vance a jugé qu’il y avait, selon lui, « quelque chose de très cassé dans la politique britannique ».

« Les gens réclament vraiment un changement structurel majeur », a-t-il déclaré. « J’espère qu’Andy Burnham – et si ce n’est pas Andy Burnham, quelqu’un d’autre – sera en mesure de l’apporter. Parce que le Royaume-Uni est un pays si beau, un endroit tellement extraordinaire ».

Starmer, qui restera en fonction jusqu’à ce que son parti travailliste lui désigne un successeur, a annoncé le mois dernier qu’il quittait ses fonctions de Premier ministre, sur fond de pressions croissantes après des résultats désastreux aux élections locales de mai.

Il devrait être remplacé par le député nouvellement élu Andy Burnham, ancien maire du Grand Manchester, qui a remporté une victoire éclatante lors de l’élection partielle de Makerfield en juin. S’il parvient à être nommé, Burnham deviendra le septième Premier ministre britannique en dix ans.

Vance a dit espérer que le prochain chef du gouvernement britannique saura « remettre le Royaume-Uni sur les rails ».

Le président américain Donald Trump a lui aussi critiqué Starmer, qui avait refusé de soutenir la guerre menée par Trump en Iran, pour son approche en matière de politiques publiques.

« Il a échoué de façon lamentable sur deux sujets très importants : l’immigration et l’énergie (ouvrez les vannes du pétrole de la mer du Nord !) », a écrit Trump dans un message sur Truth Social, alors que le départ de Starmer semblait imminent.

Le vice-président des États-Unis JD Vance s’adresse au public lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, à l’hôtel Bayerischer Hof, à Munich, en Allemagne, vendredi 14 février 2025.
Le vice-président des États-Unis JD Vance s’adresse au public lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, à l’hôtel Bayerischer Hof, à Munich, en Allemagne, vendredi 14 février 2025. Copyright 2025 The Associated Press. All rights reserved.

Vance se heurte régulièrement aux dirigeants européens, qu’il accuse de restreindre la liberté d’expression et de ne pas en faire assez pour lutter contre l’immigration.

Le vice-président avait suscité une indignation particulière à la Conférence sur la sécurité de Munich, en 2025, où il avait prononcé une violente charge contre les démocraties européennes.

Dans son discours à la conférence, Vance s’en est pris aux « commissaires » de l’Union européenne et affirmé que l’Europe s’éloignait « de certaines de ses valeurs les plus fondamentales ».

Début juin, alors que des manifestations éclataient au Royaume-Uni après le meurtre de l’étudiant de 18 ans Henry Nowak, Vance a de nouveau créé la polémique en fustigeant les « élites européennes » et les politiques migratoires.

« Son meurtre est aussi tragique que révoltant », a-t-il écrit dans un message sur X. « I_l devrait être encore en vie aujourd’hui, et il le serait si les dernières générations d’élites européennes avaient tenu bon face à la politique de haine de soi et à l’invasion massive de migrants_ ».

Les tensions entre les États-Unis et l’Europe se sont également accrues autour de la volonté de Trump d’obtenir le contrôle du Groenland. Selon lui, Washington doit acquérir ce territoire danois pour des raisons de défense nationale.

« Si nous ne le faisons pas, la Chine ou la Russie le feront », a déclaré Trump à propos de ses efforts pour acquérir le Groenland.

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