Les deux principaux candidats à l'élection présidentielle du 4 octobre ont donné le coup d'envoi de leur campagne. Le scrutin s'annonce sous haute tension.
À l’approche de l’élection présidentielle brésilienne, prévue en octobre et qui s’annonce très disputée, Luiz Inácio Lula da Silva et Flávio Bolsonaro, les deux principaux candidats, ont lancé leur campagne dimanche. Dans leurs bastions politiques respectifs, les deux hommes ont commencé à mobiliser leurs partisans.
Évoquant les vastes réserves de minerais rares du Brésil, le candidat du Parti des travailleurs a dénoncé toute ingérence étrangère dans la politique du pays.
"Je ne veux rien avoir à faire ni avec les États-Unis, ni avec la Russie, ni avec la Chine, ni avec la France, ni avec l’Angleterre. Personne ne viendra exploiter nos minerais stratégiques. C’est nous qui les exploiterons au profit du peuple brésilien", a déclaré le président sortant, devant une foule acquise à sa cause.
De son côté, Flávio Bolsonaro, fils aîné de l’ancien président Jair Bolsonaro, a réuni des milliers de partisans sur la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro. Le candidat du Parti libéral a revendiqué l’héritage politique de son père.
"Je suis ici en toute humilité, acceptant cette mission que le président Bolsonaro m’a confiée, car je suis convaincu que Dieu a un dessein pour notre pays, a déclaré le sénateur devant des milliers de partisans.
Flávio Bolsonaro a promis de faire de la lutte contre la criminalité l’une de ses priorités et a salué la décision du président américain Donald Trump de s’attaquer aux groupes criminels brésiliens.
Le premier tour de l’élection aura lieu le 4 octobre, dans un contexte de fortes tensions politiques et alors que l’administration Trump s’impose déjà comme un acteur important de la campagne.