Dans la nuit de samedi à dimanche, après de fortes pluies, une partie de la montagne de déchets s'est effondrées sur des habitations de fortune située à proximité.
Un glissement de terrain survenu tôt dimanche sur un site d'enfouissement des déchets en Guinée a fait 30 morts et plusieurs blessés après que de fortes pluies ont provoqué l'effondrement d'une montagne d'ordures, ont indiqué des responsables gouvernementaux.
Le glissement de terrain a enseveli des dizaines de tentes et de baraques voisines et détruit plusieurs maisons, tandis que les secouristes et les engins de chantier fouillaient les décombres de la décharge effondrée dans le cadre des opérations de recherche et de sauvetage.
Au moins six autres personnes ont été grièvement blessées.
"D'importants moyens matériels et humains ont été déployés pour rechercher d'éventuelles personnes encore ensevelies, secourir les victimes et récupérer les corps", a indiqué un communiqué du gouvernement.
Les mesures nécessaires ont été prises pour "assurer la prise en charge médicale des blessés" et "porter assistance aux personnes touchées par ce drame", ajoute le texte.
Les fortes pluies ont commencé à tomber tôt dimanche matin, lessivant les déchets du site de Dar Es Salam, la plus grande décharge à ciel ouvert de Conakry, en périphérie de la capitale.
La fermeture de la décharge avait été annoncée récemment et était programmée pour ce même dimanche, jour du glissement de terrain.
Quelques jours avant le drame, les habitants vivant à proximité de la décharge avaient reçu des ordres d'évacuation de la part du gouvernement, qui craignait un effondrement. Beaucoup ont dû partir, mais selon les autorités locales, beaucoup d'autres se trouvaient encore sur place au moment de la catastrophe.
"Nous veillerons à ce que les familles restantes soient relogées ailleurs", a déclaré sur place la ministre de l'Administration du territoire et de la Décentralisation, Dienabou Touré.
Un habitant du quartier de Dar Es Salam a raconté à l'agence de presse AFP les efforts déployés par les riverains pour éviter qu'une tragédie ne se produise.
"Nous avons organisé des sit-in, nous avons invité les responsables des services concernés, mais ils ne nous ont pas pris au sérieux. C'est pourquoi aujourd'hui, avec ce glissement de terrain, je tiens l'État pour responsable, parce qu'il n'a pas pris les mesures nécessaires pour faire fermer la décharge. Pourtant, il nous l'avait promis, cela fait un an maintenant", a expliqué l'activiste Abou Hamza.