Loader
Suivez-nous
Publicité

Mahmoud Abbas privé de visa pour se rendre à l'ONU

La dernière fois qu'Abbas s'est adressé en personne à l'Assemblée générale de l'ONU remonte à 2024.
La dernière fois qu'Abbas s'est adressé en personne à l'Assemblée générale de l'ONU remonte à 2024. Tous droits réservés  AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par Simon Ormiston & Vincent Reynier
Publié le Mis à jour
Partager Discussion Suivez Euronews sur Google
Partager Close Button

Washington refuse des visas à Mahmoud Abbas et à des dizaines de responsables palestiniens avant l'Assemblée générale de l'ONU, pour la deuxième année consécutive.

Jeudi, l'Autorité palestinienne (AP) a vivement critiqué la décision des États-Unis de refuser des visas à ses responsables avant l'Assemblée générale de l'ONU qui se tient la semaine prochaine à New York, une mesure qui concerne aussi son président, Mahmoud Abbas.

PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Dans un communiqué, le ministère palestinien des Affaires étrangères a dénoncé "une mesure injustifiée qui va à l'encontre des efforts pour rétablir la confiance, développer les relations palestino-américaines et créer le climat politique nécessaire à la mise en œuvre de la solution à deux États et à la réalisation de la paix et de la stabilité".

Cette décision marque la deuxième année consécutive où Abbas se voit empêché de se rendre à New York pour l'Assemblée générale, après qu'un refus de visa similaire l'an dernier l'a contraint à s'adresser à la réunion par vidéo.

Le département d'État américain a affirmé que des responsables palestiniens, dont Abbas, n'avaient pas respecté leurs engagements pris dans le cadre d'accords antérieurs visant à chercher la paix avec Israël.

Dans son communiqué, le département a indiqué que, "en conséquence de leur échec à réformer, en contradiction avec les engagements pris envers les États-Unis, et de leurs activités en cours qui sapent les perspectives de paix, les États-Unis vont prolonger des sanctions qui refusent des visas aux membres de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et aux responsables de l'AP".

Un contexte politiquement délicat

Les restrictions dépassent le seul Mahmoud Abbas. Des refus similaires ont été signifiés à des dizaines d'autres responsables de l'Autorité palestinienne qui espéraient voyager avec lui.

Selon le Times of Israel, un avis consulté par un responsable palestinien mentionnait la section 212(a)(3)(B) du droit de l'immigration américain, qui interdit la délivrance d'un visa à toute personne ayant pris part à des activités terroristes ou ayant été associée à une organisation terroriste.

Malgré cette interdiction, la représentation palestinienne au sommet ne disparaîtra pas complètement. Les Palestiniens seront toujours représentés lors de la réunion de haut niveau de la semaine prochaine par des diplomates déjà accrédités auprès des Nations unies, et Abbas devrait de nouveau intervenir par vidéo.

Le président palestinien Mahmoud Abbas s'adresse à la 80e session de l'Assemblée générale des Nations unies par vidéoconférence, à New York, le jeudi 25 septembre 2025
Le président palestinien Mahmoud Abbas s'adresse à la 80e session de l'Assemblée générale des Nations unies par vidéoconférence, à New York, le jeudi 25 septembre 2025 Photo AP/Angelina Katsanis

Le département d'État américain maintient cependant une dérogation permettant aux membres de la mission palestinienne auprès de l'ONU de continuer à exercer depuis New York.

L'Assemblée générale de l'ONU doit se prononcer sur une mesure qui permettrait une nouvelle fois à Abbas de participer à distance, un mécanisme utilisé pour la première fois l'an dernier.

Ce nouveau refus de visa intervient à un moment politiquement sensible, alors que plusieurs membres clés devraient reconnaître un État palestinien lors de l'Assemblée générale, la semaine prochaine.

En 2025, la France a officiellement reconnu l'État de Palestine, rejointe peu après par le Royaume-Uni, l'Australie, le Luxembourg, la Belgique, le Portugal, Malte et le Canada. Quatre des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU reconnaissent désormais la Palestine.

Lorsque Washington a imposé pour la première fois cette restriction l'an dernier, la décision a suscité des critiques de la part de gouvernements européens, notamment du Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, qui a qualifié la décision sur les visas d'"injuste", écrivant sur X que "la Palestine a le droit de faire entendre sa voix aux Nations unies et dans tous les forums internationaux".

Sources additionnelles • AFP

Accéder aux raccourcis d'accessibilité
Partager Discussion Suivez Euronews sur Google

À découvrir également

Merz plaide pour des réformes au sein de l'Autorité palestinienne

Rencontre Macron-Abbas : "un comité conjoint" pour rédiger une constitution pour l'État de Palestine

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a été reçu par les dirigeants italiens