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Blocage des lycées : 625 interpellations et 119 blessés depuis le début de la contestation

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Des actions ont eu lieu dans des établissements en Ile-de-France, Lyon, Strasbourg ou Nice, le principal syndicat appelant à une poursuite de la mobilisation et à une rencontr
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Par Christina Molle
Publié le
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Des actions ont eu lieu dans toute la France, le principal syndicat appelant à une poursuite de la mobilisation et à une rencontre avec le ministre de l’Éducation nationale. Ce dernier a annoncé que 119 élèves et personnels ont été blessés depuis le début de la contestation.

La mobilisation des lycéens s’est poursuivie devant de nombreux établissements français, ce mercredi, notamment à Saint-Denis, Strasbourg ou Lyon. Les lycéens réclament notamment le remplacement des professeurs absents, une augmentation des moyens, une rénovation des établissements et des conditions d’apprentissage "décentes".

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Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a évoqué dans la soirée une "extension du mouvement" et l’interpellation de 625 interpellations. Le ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffroy, a lui annoncé que 119 élèves et personnels de l’Éducation nationale ont été blessés depuis le début des troubles : "c’est 34 personnels qui ont été blessés au total depuis le début des troubles. C’est inédit dans l’Education nationale. (...) On ne peut évidemment en aucun cas admettre que des agents publics qui dédient leur vie à leurs élèves puissent faire l’objet d’attaques."

Laurent Nuñez a pour sa part évoqué 83 policiers et gendarmes blessés. Il a également fait savoir que l’inspection générale de la police nationale avait été saisie de trois enquêtes après que des lycéens ont été blessés lors de blocages d’établissements à Sevran (Seine-Saint-Denis), Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise) et Tours, où un jeune homme a été blessé à la tête mercredi et a été hospitalisé.

En Île-de-France, 75 lycées étaient "perturbés", dont 36 étaient le "théâtre de violences, d’affrontements et de dégradations",selon la région. La mobilisation a aussi continué dans des lycées de Lyon, Strasbourg ou Nice. Dans plusieurs villes, les préfectures et collectivités ont rapporté des feux de poubelles, des tirs de mortiers ou des barricades, et des interpellations en lien avec la mobilisation.

Des débordements dans plusieurs villes

Malgré les appels au calme, des débordements ont de nouveau été observés ce mercredi. En Île-de-France, 75 lycées étaient "perturbés", dont 36 étaient le "théâtre de violences, d’affrontements et de dégradations",selon la région. À Lyon, la situation s’est tendue autour de plusieurs lycées et de son agglomération et la police a procédé à 14 interpellations.

À Strasbourg, les pompiers sont intervenus pour éteindre les feux de poubelles devant le lycée professionnel Geiler de Kaysersberg, tandis qu’à Nice plusieurs vélos électriques en libre-service ont été incendiés devant le lycée privé Don Bosco. À Tours, un jeune homme blessé à la tête a été hospitalisé après un possible tir de LBD d’un policier. Une enquête a été ouverte par le parquet. Dans plusieurs autres villes, les préfectures et collectivités ont rapporté des feux de poubelles, des tirs de mortiers ou des barricades, et des interpellations en lien avec la mobilisation.

"Plus de moyens"

Le ministre de l’Intérieur a aussi renouvelé son soutien à ses préfets, "pour parvenir au juste équilibre entre proportionnalité des interventions, nécessaire maintien de l’ordre et protection des biens et des personnes", a-t-il écrit sur le réseau social X.

De son côté, Emmanuel Macron a déclaré, lors d’une conférence de presse tenue à la mi-journée de Madrid où il est en voyage officiel, que la mobilisation ne justifiait pas la "violence" et que les responsables politiques n’étaient "pas là pour agiter les peurs et faire commettre le pire", des propos visant les responsables de La France insoumise. Les responsables politiques "sont là parce qu’il y a un mandat démocratique, parce qu’ils ont été élus de manière calme, dans un cadre organisé", a-t-il ajouté, précisant "entendre et comprendre les angoisses parfois, les colères que notre jeunesse peut avoir".

"Macron et le mouvement lycéen : c’est la faute aux insoumis", a ironisé sur X le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon, accusant le chef de l’Etat d’approuver "les violences policières qu’il a ordonnées contre les jeunes". "Les insoumis appellent à la non-violence des méthodes de lutte", avait-il assuré dans un autre message un peu plus tôt, alors que son parti est en première ligne pour soutenir les actions de blocage de lycées, qui se poursuivent en France. "Les lycéens mobilisés, lorsqu’ils ont la parole, sont clairs sur leurs revendications : plus de moyens pour leur éducation", a souligné le candidat à la présidentielle.

Une "plate-forme de concertation"

Face au mouvement de contestation, le gouvernement ouvrira lundi une "plateforme de concertation" à laquelle "tous les lycéens pourront contribuer" et organisera un "événement de restitution nationale" pour "apporter des réponses structurées", a annoncé mercredi le ministre de l’Éducation nationale, après plusieurs jours de mobilisation dans les établissements.

"Ils pourront faire partie de toutes leurs demandes, de leurs inquiétudes, de leurs angoisses, de leurs incompréhensions, de leurs revendications aussi, de manière territorialisée", a-t-il déclaré en conférence de presse.

Le gouvernement appelle à un retour au calme… Les syndicats lycéens ont d'ores et déjà annoncé vouloir maintenir la pression.

Sources additionnelles • AFP

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