Après des actes de vandalisme et pillage en marge de la mobilisation contre la vie chère en Italie, le gouvernement Meloni a approuvé un décret prévoyant notamment une nouvelle infraction pénale pour "participation violente à une manifestation".
L'Italie durcit le ton après les violences qui ont éclaté ce week-end dans plusieurs villes du pays, en marge de manifestations contre la vie chère, à l'images de celles organisées en France.
Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, la cheffe du gouvernement italien a annoncé le renforcement du dispositif de sécurité, approuvé par décret aux Conseil des ministres et comprenant plusieurs mesures.
Le texte instaure notamment une nouvelle infraction pénale pour "participation violente à une manifestation" passible de deux à cinq ans de prison et d'une amende pouvant atteindre jusqu'à 20 000 euros.
"Un nouveau délit voit le jour : la participation violente à une manifestation. En clair : si, pendant un cortège ou une manifestation, vous rejoignez un groupe de cinq personnes ou plus, lancez des pierres, des pétards, des bâtons, et mettez en danger la sécurité de tous, vous risquez jusqu'à 5 ans de prison et jusqu'à 20 000 € d'amende. Si vous aviez le visage couvert ou si vous avez blessé quelqu'un, la peine augmente, et les peines augmentent aussi pour ceux qui dévastent en groupe", a martelé la dirigeante italienne.
Le décret prévoit également de faciliter les poursuites judiciaires contre les mineurs impliqués dans des actes de vandalisme et de pillage dès 14 ans et de rendre leurs parents financièrement responsables des dégâts occasionnés.
500 soldats supplémentaires à Milan
À Milan, où les violences les plus importantes ont été signalées, 500 soldats supplémentaires seront déployés dans les rues jusqu'à la fin de l'année.
Samedi soir, dans cette ville du nord de l'Italie, plus de 2 000 jeunes auraient participé à des émeutes, marquées par des pillages de magasins et des incendies.
sur la cinquantaine de personnes arrêtées au cours du week-end, plus de 30 étaient mineures.
Le Parlement dispose désormais de 60 jours pour convertir ce décret en loi.
Il s'agit du huitième paquet sécuritaire adopté par le gouvernement Meloni, en fonction depuis octobre 2022.