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La BCE repousse l'entrée de la Bulgarie dans la zone l'euro en raison de son inflation élevée

La Bulgarie n'est pas prête à rejoindre la zone euro, selon la BCE
La Bulgarie n'est pas prête à rejoindre la zone euro, selon la BCE Tous droits réservés Lukasz Kobus/ European Union, 2023
Tous droits réservés Lukasz Kobus/ European Union, 2023
Par Jack Schickler
Publié le Mis à jour
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Cet article a été initialement publié en anglais

La Bulgarie ne peut pas rejoindre la zone euro en raison de son niveau d'inflation élevé, a fait savoir la Banque centrale européenne dans un rapport publié ce mercredi.

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La Bulgarie ne deviendra pas le 21e membre de la zone euro, en tous cas pas à court terme. Une décision rendue publique par la Banque centrale européenne, via un rapport publié mercredi 26 juin.

Cette décision devrait décevoir Sofia, malgré les inquiétudes de la population qui craint que cela n'exacerbe la hausse des prix dans l'État balkanique.

"Des progrès limités ont été réalisés par les États membres de l'Union européenne ne faisant pas partie de la zone euro en matière de convergence économique avec la zone euro depuis 2022", a déclaré la BCE dans un communiqué de presse.

Les prix en Bulgarie augmentent à un rythme annuel de 5,1 %, soit 1,8 point de pourcentage de plus que ce qu'ils devraient être pour rejoindre l'union monétaire, a indiqué la BCE, qui a toutefois ajouté que l'inflation devrait "diminuer progressivement au cours des prochains mois" à mesure que les goulets d'étranglement de l'offre se résorberont.

Les pays n'adhèrent pas automatiquement à l'euro lorsqu'ils deviennent membres de l'Union européenne, mais ils sont censés le faire une fois qu'ils convergent vers des normes juridiques et économiques, notamment des taux de change stables et des finances publiques saines.

Les seules exceptions sont la Suède et le Danemark, qui ont négocié des dérogations politiques et juridiques et conservent leur monnaie nationale.

Contexte politique instable

Le 4 juin, selon l'agence de presse bulgare BTA, le vice-ministre des finances Metodi Metodiev a exprimé l'espoir que la Bulgarie puisse rejoindre l'euro à la mi-2025, car des conditions économiques plus clémentes lui permettraient de demander une contribution supplémentaire à l'UE.

Mais quelques jours plus tard, le pays a été plongé dans la tourmente politique à la suite des élections nationales et européennes, qui ont été marquées par une forte progression de l'extrême droite.

Le parti ultranationaliste pro-russe Vazrazhdane a obtenu environ 14 % des voix et trois des 17 députés européens du pays, après avoir déclaré que l'euro détruirait l'économie bulgare.

Le parti GERB, dirigé par l'ancien Premier ministre Boyko Borissov, aura désormais besoin d'au moins deux partenaires pour former une coalition gouvernementale, et l'abandon du lev pourrait ne pas lui permettre de gagner des voix.

Selon un sondage Eurobaromètre, seuls 49 % des citoyens bulgares sont favorables à l'adhésion à l'euro, et 64 % de la population pense que cela entraînera une nouvelle hausse des prix.

Craintes d'inflation

Après la pandémie, l'inflation dans certains pays de l'UE a grimpé jusqu'à 17 %, la guerre en Ukraine ayant fait grimper les prix de l'énergie et des denrées alimentaires.

La BCE, chargée de maintenir l'inflation autour de 2 %, vérifie comment l'inflation dans les pays candidats à l'euro se compare à celle des pays les plus performants de l'UE, à savoir, l'année dernière, le Danemark, la Belgique et les Pays-Bas.

Les autres membres de l'UE, à savoir la Hongrie, la Pologne, la Roumanie et la Tchécoslovaquie, n'ont pas aligné leur législation sur les normes européennes et n'ont pas adhéré au mécanisme de taux de change, qui permet d'éviter les fluctuations brutales de l'euro.

Au début du mois de juin, la Roumanie a été prise à partie par Bruxelles parce qu'elle devrait avoir le déficit budgétaire le plus élevé de l'UE, soit 7 % en 2025.

Cette décision fait suite à des années d'avertissements invitant Bucarest à équilibrer ses comptes et à réformer la fiscalité et les salaires du secteur public.

La Hongrie, dirigée par Viktor Orbán, est depuis longtemps eurosceptique, et à Varsovie, les ministres restent prudents quant à l'abandon du zloty, malgré des relations plus chaleureuses avec Bruxelles depuis l'entrée en fonction du premier ministre Donald Tusk.

Abonnez-vous pour rester informé des derniers développements politiques de l'UE grâce à notre lettre d'information, "The Policy Briefing" (en anglais), pour un aperçu hebdomadaire de la réglementation européenne et des événements clés.

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