Le "Conseil de la paix" est une idée initialement proposée par Donald Trump en septembre dernier dans le cadre de son plan visant à mettre un terme à la guerre à Gaza, bien que l'initiative semble désormais viser la médiation des conflits mondiaux de manière plus générale.
Le président américain Donald Trump menace d'imposer des droits de douane de 200 % sur le vin et le champagne français après qu'un collaborateur du président Emmanuel Macron a déclaré que la France "n'avait pas l'intention" d'accepter une invitation à rejoindre le "Conseil de la paix" pour Gaza.
"Personne ne veut de lui parce qu'il ne sera bientôt plus en fonction", a déclaré Donald Trump après avoir appris d'un journaliste qu'Emmanuel Macron ne rejoindrait probablement pas le Conseil.
"Je vais imposer des droits de douane de 200 % sur ses vins et champagnes et il se joindra à nous, mais il n'est pas obligé de le faire", a-t-il ajouté.
Le mandat présidentiel de cinq ans du président français doit s'achever en mai 2027 et il ne peut pas se représenter pour une troisième fois, conformément à la loi française.
Le "Conseil de la paix" est une idée initialement proposée par Donald Trump en septembre dernier dans le cadre de son plan visant à mettre fin à la guerre à Gaza, bien que l'initiative semble désormais viser la médiation des conflits mondiaux de manière plus générale.
Un projet de charte envoyé à une soixantaine de pays par les États-Unis demande aux membres de contribuer à hauteur d'un milliard de dollars en espèces s'ils veulent que leur adhésion dure plus de trois ans, selon le document vu par Reuters.
La charte suggère que le président américain serait le premier président du conseil d'administration et qu'il présiderait les décisions relatives à l'adhésion.
Le président russe Vladimir Poutine a été invité à rejoindre le conseil, ainsi que le premier ministre britannique Keir Starmer, le dirigeant bélarusse Alexandre Loukachenko, le premier ministre indien Narendra Modi et d'autres.
On craint que le Conseil ne sape le cadre des Nations unies et le grand nombre d'invitations qui ont été envoyées soulève également des questions sur le mandat et les processus de prise de décision du Conseil.
Le président américain a également publié un message privé d'Emmanuel Macron sur sa plateforme Truth Social, dans lequel le président français invitait Donald Trump à dîner à Paris jeudi.
Dans ces messages, le président français dit à son homologue américain qu'il peut inviter les Ukrainiens, les Danois, les Syriens et les Russes à participer en marge d'une réunion du G7 jeudi.
Le président français a également dit à Donald Trump qu'il ne comprenait pas ce que le président américain "faisait au Groenland".
Washington a annoncé que huit pays européens se verraient imposer des droits de douane de 10 % sur leurs exportations américaines à partir du 1er février, à moins qu'ils ne soutiennent la proposition des États-Unis d'acheter le territoire danois semi-autonome. Ce taux passera à 25 % en juin si aucun accord n'est conclu.
La menace vise plus particulièrement le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande.
Les États membres de l'UE, qui soutiennent fermement le droit à l'autodétermination du Groenland et la souveraineté du Danemark, évaluent les options qui s'offrent à eux.
L'une d'entre elles consiste à appliquer des droits de douane de rétorsion sur 93 milliards d'euros de marchandises américaines, une mesure qui avait été envisagée puis abandonnée l'année dernière lors d'un précédent conflit commercial avec Washington. Une autre proposition prévoit l'activation d'un outil anti-coercition, qui permet à l'UE d'imposer des mesures économiques punitives à un pays cherchant à forcer un changement de politique.
"Je ne pense pas qu'ils vont trop résister", a déclaré Donald Trump à propos des pays européens. "Nous devons l'avoir... Ils ne peuvent pas le protéger."