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L'OCDE abaisse sa prévision de croissance de la zone euro avec la flambée des prix de l'énergie

Raffinerie BP produit du carburant à Gelsenkirchen, Allemagne, jeudi 12 mars 2026.
Une raffinerie de BP produit du carburant à Gelsenkirchen, en Allemagne, le jeudi 12 mars 2026. Tous droits réservés  AP Photo/Martin Meissner
Tous droits réservés AP Photo/Martin Meissner
Par Doloresz Katanich avec AFP
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OCDE: croissance de la zone euro revue à la baisse, prévision d'une inflation plus forte en 2026 après la flambée des prix de l'énergie liée à la guerre au Moyen-Orient

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a abaissé sa prévision de croissance pour la zone euro de 0,4 point de pourcentage, à 0,8 %, et a également revu à la baisse celles des deux plus grandes économies du continent, l'Allemagne et la France, à 0,8 %.

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L'organisation a aussi relevé sa prévision d'inflation pour la zone euro de 0,7 point, à 2,6 %, tandis que la prévision de croissance mondiale reste fixée à 2,9 % pour cette année.

« La flambée des prix de l'énergie et la nature imprévisible du conflit en cours au Moyen-Orient feront grimper les coûts et freineront la demande, compensant les vents favorables liés aux solides investissements et à la production dans les technologies, à la baisse des droits de douane effectifs et à l'élan acquis en 2025 », indique le rapport.

Une inflation supérieure aux attentes pourrait entraîner une réaction de politique monétaire dès le mois prochain, si la Banque centrale européenne estime que l'objectif d'inflation de 2 % est menacé.

Les investisseurs ont accru leurs paris sur une hausse des taux d'intérêt de la BCE dès le mois prochain afin de juguler la flambée attendue de l'inflation.

Cependant, La présidente de la BCE Christine Lagarde a déclarémercredi que la zone euro est aujourd'hui bien mieux placée pour absorber ce choc qu'au moment de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Dans son rapport, l'OCDE souligne que la croissance mondiale « se maintenait bien » avant la guerre et qu'elle aurait pu être supérieure de 0,3 point de pourcentage si le conflit ne s'était pas intensifié.

Le rapport part du principe que les perturbations sur les marchés de l'énergie commenceront à s'atténuer à partir de la mi-2026, tout en avertissant des incertitudes entourant la guerre.

« L'ampleur et la durée du conflit sont très incertaines, mais une période prolongée de prix de l'énergie plus élevés augmentera sensiblement les coûts des entreprises et alimentera l'inflation des prix à la consommation, avec des conséquences défavorables pour la croissance », prévient-il.

L'organisation cite notamment le prix de l'urée, l'un des principaux engrais azotés, qui a augmenté de plus de 40 % depuis la mi-février et pourrait réduire les rendements des récoltes en 2027.

Les États-Unis, qui se préparent à des élections de mi-mandat à forts enjeux en novembre, devraient mieux s'en sortir que les autres régions cette année.

Après une croissance de 2,1 % en 2025, la prévision pour l'économie américaine a été relevée de 0,3 point, à 2 % en 2026.

Elle devrait ensuite ralentir à 1,7 % en 2027, soit 0,2 point de moins que lors de la prévision précédente, à mesure que le fort investissement lié à l'IA sera progressivement contrebalancé par un ralentissement de la progression des revenus réels et de la consommation.

La croissance chinoise est toujours attendue à 4,4 % cette année, puis 4,3 % en 2027.

L'OCDE attribue ce ralentissement à la fin des subventions publiques à la consommation, à la hausse des prix des importations d'énergie et à l'ajustement en cours du secteur immobilier.

Pour atténuer de nouveaux chocs énergétiques, l'OCDE appelle à mettre en œuvre « des politiques qui améliorent l'efficacité énergétique nationale et réduisent la dépendance aux combustibles fossiles importés ».

Elle estime également que « des accords visant à apaiser les tensions commerciales et à approfondir les relations commerciales renforceraient la visibilité des politiques économiques et les perspectives de croissance durable ».

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