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Nouveaux droits de douane américains : l’UE et des dizaines d’économies visées pour le travail forcé

PHOTO D'ARCHIVES - Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se serrent la main après un accord commercial en Écosse, le 27 juillet 2025
Photo d’archives : Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se serrent la main après un accord commercial en Écosse, 27 juillet 2025 Tous droits réservés  AP Photo/Jacquelyn Martin, File
Tous droits réservés AP Photo/Jacquelyn Martin, File
Par Doloresz Katanich avec AP
Publié le
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États-Unis : nouveaux droits de douane visent l'UE et le Royaume-Uni sur les produits issus du travail forcé après un accord récent avec Washington

Mardi, l'administration Trump a proposé d'imposer des droits de douane supplémentaires de 10 % ou 12,5 % sur les importations en provenance de 60 économies, dont l'Union européenne et le Royaume-Uni, estimant que leur incapacité à prévenir efficacement le commerce de biens fabriqués au moyen du travail forcé pénalise injustement le commerce américain.

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Cette initiative intervient à l'approche de l'expiration, le 24 juillet, de droits de douane temporaires instaurés après l'annulation en février du régime de droits fondé sur l'IEEPA mis en place par Trump.

Selon un rapport publié mercredi par le représentant américain au Commerce (USTR), 54 économies, dont le Royaume-Uni, la Norvège, la Suisse, le Japon, l'Inde, Israël, le Qatar et l'Arabie saoudite, n'ont pas instauré ni appliqué efficacement d'interdictions sur les importations de produits issus du travail forcé. Dans le cadre de la proposition, elles se verraient imposer un droit de douane supplémentaire de 12,5 %.

Six autres économies seraient, elles, soumises à un droit de douane supplémentaire de 10 % pour, selon Washington, ne pas appliquer efficacement les restrictions déjà en vigueur sur les importations de biens fabriqués au moyen du travail forcé.

Il s'agit du Canada, de l'Union européenne, de l'Équateur, de l'Indonésie, du Mexique et du Pakistan. D'après l'USTR, ces économies disposent déjà de mesures visant à restreindre les importations de biens issus du travail forcé, mais ne les appliquent pas de manière efficace.

« Le fait que nos partenaires commerciaux les plus importants ne s'attaquent pas aux importations de biens produits au moyen du travail forcé est inacceptable », a déclaré dans un communiqué le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer.

« Cela crée une dynamique dans laquelle les travailleurs américains sont contraints de se mesurer à l'échelle mondiale dans des conditions de concurrence inégales », a-t-il ajouté, appelant les partenaires commerciaux à en faire davantage pour s'assurer que les échanges commerciaux n'« encouragent ni ne pérennisent le travail forcé à l'échelle mondiale ».

Dans son rapport, l'USTR définit le travail forcé comme un « travail ou service exigé d'une personne sous la menace d'une quelconque peine en cas de non-exécution et pour lequel le travailleur ne se propose pas de son plein gré ».

Les mesures envisagées risquent de braquer d'importants partenaires commerciaux des États-Unis, dont beaucoup ont déjà subi plusieurs vagues de hausses de droits de douane depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.

Cette annonce intervient quelques semaines seulement après que l'Union européenne a conclu un accord avec Washington pour plafonner à 15 % les droits de douane sur la plupart des exportations européennes, à l'issue de difficiles négociations entre les 27 États membres.

Trump vient par ailleurs de rentrer d'une visite en Chine, où il a évoqué avec le président chinois Xi Jinping l'élargissement de l'accès au marché pour les entreprises américaines et une hausse des investissements chinois dans les secteurs industriels américains. Les deux parties sont également convenues de mettre en place de nouveaux mécanismes de dialogue sur le commerce et l'investissement, même si peu de détails ont été rendus publics.

Les nouveaux droits de douane n'entreraient pas en vigueur immédiatement. Ils restent soumis à une consultation publique et à un examen.

L'enquête a été menée sur le fondement de la section 301 du Trade Act de 1974, un mécanisme qui pourrait permettre à l'administration de maintenir des droits de douane après que la Cour suprême des États-Unis a jugé en février que Trump avait outrepassé ses pouvoirs en utilisant l'International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) pour imposer de lourdes taxes douanières à ses partenaires commerciaux.

L'administration a indiqué qu'elle comptait faire appel d'une autre décision de justice qui rend les entreprises éligibles à des remboursements des droits perçus dans le cadre du précédent dispositif juridique.

Au début de la semaine, Washington a également proposé d'imposer des droits de douane de 25 % sur les importations en provenance du Brésil, accusant la plus grande économie d'Amérique latine de maintenir des pratiques commerciales « déraisonnables » qui « pèsent sur le commerce américain ou le restreignent ».

Selon l'USTR, son enquête a révélé que le Brésil dispose de dispositifs peu contraignants de lutte contre la corruption et maintient des politiques tarifaires jugées inéquitables, entre autres sujets de préoccupation.

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