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Le pétrole grimpe, les tensions à Ormuz ravivent les craintes sur l'offre

Bourse de New York (photo d'archive)
Bourse de New York (photo d’archives) Tous droits réservés  AP Photo
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Par Angela Barnes
Publié le Mis à jour
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Prix du pétrole en hausse, Bourses asiatiques en repli après des frappes américaines et des représailles iraniennes

Le prix du baril de Brent, référence internationale, a gagné 3,9 % à 78,96 dollars, tandis que le brut de référence américain a progressé de 4 % à 74,26 dollars le baril.

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Les cours des deux types de brut étaient récemment retombés aux niveaux observés avant le début de la guerre avec l'Iran, après la conclusion d'un accord provisoire entre les deux parties pour mettre fin au conflit et la reprise du trafic pétrolier dans le détroit d'Ormuz.

Mais les États-Unis ont lancé plusieurs vagues de frappes contre l'Iran tôt lundi matin, à la suite d'une attaque iranienne contre un porte-conteneurs dans le détroit d'Ormuz, qui a provoqué un incendie à bord et laissé un membre d'équipage porté disparu ce week-end. L'Iran a riposté en visant des pays dans l'ensemble du Moyen-Orient.

Les Bourses européennes quasi stables

Les marchés européens évoluaient globalement à l'équilibre lundi après-midi, l'Euro Stoxx 50 gagnant 0,03 %, le CAC 40 français 0,02 %, le DAX allemand 0,16 %, tandis que le FTSE 100 britannique cédait 0,07 %.

Ailleurs, les contrats à terme américains reculaient, celui sur le S&P 500 perdant 0,4 % et celui sur le Dow Jones Industrial Average 0,3 %. Les contrats à terme sur le Nasdaq Composite reculaient de 1 %.

Lors de la séance asiatique de la nuit, l'indice Nikkei 225 de Tokyo a cédé 1,1 % à 67 786,86 points, tandis qu'à Séoul, le Kospi a chuté de 5,6 % à 7 060,69 points.

Les actions du fabricant sud-coréen de puces mémoire SK Hynix, qui avaient bondi de 13 % lors de leurs débuts à Wall Street vendredi, ont décroché de 10,6 % à Séoul. Son grand rival, Samsung Electronics, a reculé de 6,7 %.

Ailleurs en Asie, le Hang Seng de Hong Kong a grignoté 0,1 % à 24 202,41 points, tandis que l'indice composite de Shanghai a perdu 1,2 % à 3 947,34 points.

En Australie, l'indice S&P/ASX 200 a reculé de 0,3 % à 8 777,00 points.

Les actions américaines ont légèrement progressé vendredi, les investisseurs continuant de plébisciter les gagnants de la vague d’intelligence artificielle (IA). Le S&P 500 a gagné 0,4 % et le Dow Jones Industrial Average 0,3 %. Le Nasdaq Composite a pris 0,3 %.

L'action SK Hynix a bondi dès la reprise des échanges à la mi-journée, après que le groupe a levé environ 26,5 milliards de dollars en vendant des American Depositary Shares au prix de 149 dollars l’unité.

À Séoul, le titre SK Hynix avait déjà flambé de plus de 600 % sur un an, porté par l’engouement pour l’IA. Cette vague s’est traduite par de véritables bénéfices, grâce à une demande de mémoire informatique en plein essor. Mais elle suscite aussi des inquiétudes : les cours des valeurs liées à l’IA auraient peut-être trop grimpé et les dépenses mondiales consacrées aux puces et aux centres de données pourraient ne pas générer suffisamment de gains de productivité et de croissance des profits pour justifier ces investissements.

Cela a provoqué de fortes variations sur les valeurs de l’IA, qui sont devenues parmi les plus influentes de Wall Street en raison de leur capitalisation boursière très élevée.

Nvidia a été, vendredi, le principal moteur de la hausse du S&P 500, avec un gain de 4 %.

Les investisseurs se tournent vers les résultats

Au-delà des incertitudes entourant l’IA, les investisseurs braquent désormais leur attention sur la prochaine saison de résultats des entreprises.

Les entreprises de tous les secteurs devront afficher une nette progression de leurs bénéfices pour justifier des cours toujours proches de leurs records. Cette semaine verra la publication des résultats de nombreuses grandes banques américaines, dont Bank of America, Citigroup, JPMorgan Chase, Goldman Sachs et Wells Fargo, plusieurs d’entre elles devant annoncer leurs chiffres dès mardi.

Les inquiétudes quant à l’impact des combats persistants avec l’Iran sur les flux mondiaux de pétrole brut assombrissent les perspectives en matière de coûts de l’énergie et d’inflation globale.

Les rendements obligataires élevés pèsent sur les marchés financiers à travers le monde, car la hausse du prix du pétrole et une inflation durablement forte pourraient inciter la Réserve fédérale et d’autres banques centrales à relever leurs taux d’intérêt.

Des taux plus élevés peuvent contribuer à contenir l’inflation, mais ils freinent aussi la croissance économique et pèsent sur les prix de toutes les catégories d’actifs.

Sources additionnelles • AP

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