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Mort de Tom Wolfe, l'écrivain américain au costume blanc

Photo prétexte écrivain américain Tom Wolfe, mort le 14 mai 2018.
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Par Joël Chatreau
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Le romancier américain Tom Wolfe, décédé à 88 ans à New York, s'est fait connaître du grand public dans le monde entier grâce à son best-seller "Le Bûcher des vanités". Tout au long de sa carrière, il a examiné à la loupe la société américaine sans jamais lui faire de cadeau.

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Le grand écrivain américain, dont on a appris la mort ce mardi, a décrypté comme personne les excès et les dérives de la société américaine pendant des décennies. Tom Wolfe a succombé à une infection dans un hôpital de Manhattan le 14 mai, a annoncé le journal New York Times. Auteur d'une dizaine de romans et d'essais, notamment du best-seller "Le Bûcher des vanités", conservateur mais excentrique, dandy mais démodé, l'homme à l'éternel costume blanc avait 88 ans.

Tom Wolfe dans sa tenue complète de dandy :

Tom Wolfe, de son nom complet Thomas Kennerly Wolfe Jr, est l'un des papes de l'école du "nouveau journalisme", comme on l'a appelée aux Etats-Unis, née dans les années 1960, et dont faisaient également partie Truman Capote et Norman Mailer. Diplômé de civilisation américaine à la prestigieuse université Yale, il a effectivement passé une trentaine d'années dans le journalisme avant d'entrer en littérature. Il débute en 1956 au Springfield Union, un journal du Massachusetts; deux ans plus tard, il est déjà comme chez lui dans la rédaction du Washington Post, dont il sera d'ailleurs correspondant à La Havane, dans la nouvelle ère cubaine qui commence, celle de Fidel Castro.

Le même, déjà avec canne et chapeau, mais plus jeune :

Entrée fracassante sur la scène littéraire mondiale

Le journaliste ne viendra au livre que tardivement, en publiant son premier roman en 1987. Mais pour un coup d'essai, ce fut un coup de maître ! Dès sa publication, "Le Bûcher des vanités", une plongée dans le milieu financier sans pitié de Wall Street au cours des années 1980, remporte un succès mondial. La grande expérience du reportage acquise par Tom Wolfe a parfaitement servi à l'écrivain naissant. Ses romans suivants, notamment "Un homme, un vrai" en 1988, "Moi, Charlotte Simmons" en 2004, ou encore "Bloody Miami" en 2012, reposeront toujours sur le même savoir-faire, des mois d'enquête, de recherche documentaire et d'interviews.

Comme beaucoup d'intellectuels - pas seulement d'ailleurs - l'écrivain était rempli de contradictions. Né à Richmond, en Virginie, issu d'une bourgeoisie blanche et conservatrice des Etats du Sud, Tom Wolfe a pourtant extrêmement bien décrit la culture pop américaine, la vague hippie, les tensions raciales, le milieu carcéral, les tendances sociologiques successives dans son pays... Dandy en apparence, souvent décalé, friand des shows télévisés où sa prestation passait rarement inaperçue, l'homme vivait le reste du temps une vie tranquille et discrète dans l'île de Manhattan, loin, très loin des frasques et des scandales qu'il mettait en scène dans ses romans.

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