Newsletter Newsletters Events Évènements Podcasts Vidéos Africanews
Loader
Suivez-nous
Publicité

État exceptionnel: un canon d'assaut de la Seconde Guerre mondiale découvert

Après sa récupération, le StuG III est chargé.
Après sa récupération, le StuG III est chargé. Tous droits réservés  A. Hüser/Archäologische Denkmalpflege Landkreis Cuxhaven
Tous droits réservés A. Hüser/Archäologische Denkmalpflege Landkreis Cuxhaven
Par Nela Heidner
Publié le
Partager Discussion Suivez Euronews sur Google
Partager Close Button

Nordholz : des ouvriers découvrent un canon d’assaut StuG III presque intact, un blindé de 29 tonnes de la Seconde Guerre mondiale enfoui dans le sable depuis 80 ans.

Selon l’Agence fédérale chargée des biens immobiliers, de telles découvertes ne révèlent généralement que des fragments isolés ou des pièces de véhicule. Dans ce cas toutefois, les ouvriers sont tombés sur un canon d’assaut presque parfaitement conservé, un rare vestige des derniers mois de la Seconde Guerre mondiale dans le nord-ouest de l’Allemagne.

PUBLICITÉ
PUBLICITÉ
Canon d’assaut allemand Sturmgeschütz III en route vers une nouvelle position sur la côte méditerranéenne française, 2 octobre 1943. (AP Photo)
Canon d’assaut allemand Sturmgeschütz III en route vers une nouvelle position sur la côte méditerranéenne française, 2 octobre 1943. (AP Photo) AP Foto

L’engin découvert est un canon d’assaut de type StuG III, l’un des véhicules chenillés les plus produits par la Wehrmacht. Contrairement aux chars classiques, il ne disposait pas de tourelle pivotante. Le canon était fixé vers l’avant, de sorte qu’il fallait déplacer tout le véhicule pour viser.

Le groupe d’armement Rheinmetall en a produit plus de 9 300 exemplaires à l’époque, et cette pièce était très appréciée. La production s’est poursuivie jusqu’aux dernières semaines de la guerre et ne s’est arrêtée qu’en avril 1945. Les canons d’assaut étaient principalement utilisés pour combattre les chars ennemis.

Le véhicule mis au jour appartenait à une brigade stationnée à Nordholz, engagée principalement en France. Il n’est toutefois pas possible, à ce stade, de prouver clairement que ce canon d’assaut y a lui-même été utilisé. Selon les spécialistes, l’engin est néanmoins resté en service pendant une longue période. En témoignent au moins 17 marquages blancs sur le tube du canon. D’après les archéologues, ces marques étaient probablement apposées pour chaque char ennemi détruit.

« Terriblement exigu »

Le véhicule peut être ouvert sans difficulté, a indiqué l’archéologue Andreas Hüser à l’agence dpa : « La vue de l’intérieur est très impressionnante. » Le siège du conducteur est intact, tout comme les dispositifs de la pièce d’artillerie. « C’est vraiment terriblement exigu. »

Vue de l’intérieur du StuG III découvert à Nordholz
Vue de l’intérieur du StuG III découvert à Nordholz A. Hüser/Archäologische Denkmalpflege Landkreis Cuxhaven

L’équipage du canon d’assaut se composait de quatre soldats. Tandis que le conducteur prenait place à l’avant du véhicule, un autre militaire manœuvrait le canon. Le commandant coordonnait l’engagement et donnait l’ordre de feu, tandis qu’un quatrième homme était chargé de recharger l’arme.

D’après les archéologues, le canon d’assaut a été enfoui peu après la fin de la guerre par les Alliés, avec d’autres matériels militaires. Les fouilles ont également mis au jour des restes de munitions et de petits éclats d’obus.

Comme le véhicule reposait au bord d’un talus, dans du sable sec, il est resté exceptionnellement bien conservé. Par endroits, on distingue encore des traces de la peinture de camouflage d’origine, et certaines parties du train de roulement paraissent presque intactes malgré des décennies passées sous terre.

En août, le canon d’assaut doit être transféré à Munster, dans la lande de Lunebourg, où des spécialistes se chargeront de sa conservation et de sa restauration. Il est ensuite prévu de le remettre au musée d’histoire militaire de la Bundeswehr à Dresde, où il pourra être présenté au public.

Accéder aux raccourcis d'accessibilité
Partager Discussion Suivez Euronews sur Google

À découvrir également

Floptropica : que savez-vous du pays préféré de la génération Z ?

Un manuscrit inédit de Mozart créé en France

Festival international d'Édimbourg 2026: édition sans téléphone