Newsletter Newsletters Events Évènements Podcasts Vidéos Africanews
Loader
Suivez-nous
Publicité

Hantavirus : une passagère française du paquebot MV Hondius testée positive

Une ambulance transportant un passager du paquebot MV Hondius, soupçonné d'être atteint d'une infection à hantavirus, quitte l'aéroport du Bourget, le dimanche 10 mai 2026
Une ambulance transportant un passager du paquebot MV Hondius, soupçonné d'être atteint d'une infection à hantavirus, quitte l'aéroport du Bourget, le dimanche 10 mai 2026 Tous droits réservés  AP Photo/Thibault Camus
Tous droits réservés AP Photo/Thibault Camus
Par Vincent Reynier & Alexander Kazakevich
Publié le
Partager Discussion
Partager Close Button

La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, affirme que le gouvernement met en place les mesures "les plus strictes de la zone européenne" pour éviter toute propagation du hantavirus en France.

Le gouvernement français a publié ce lundi un décret prévoyant l'isolement des passagers du paquebot de croisière MV Hondius – dans lequel un foyer de hantavirus a fait trois morts la semaine dernière – alors qu'une passagère française du navire a été testée positive au virus.

PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

"Afin de prévenir toute propagation de l’hantavirus de souche Andes, les personnes ayant séjourné à bord du navire MV Hondius entre le 1er avril 2026 et le 10 mai 2026 et arrivées sur le territoire national sont placées en quarantaine dans un établissement de santé pour la durée nécessaire à la réalisation d’une évaluation médicale et épidémiologique", indique le décret.

Cette annonce survient au lendemain du rapatriement de cinq Français sur le territoire national, dont une passagère qui "a présenté des symptômes dans l'avion de rapatriement", comme l'a annoncé le Premier ministre, Sébastien Lecornu.

Au micro de France Inter lundi matin, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a confirmé que l'état de cette passagère s’est "dégradé" dans la nuit de dimanche à lundi et que "les tests sont revenus positifs à l’hantavirus".

Des mesures d'isolement étendues aux cas contacts

Le gouvernement précise que les personnes concernées seront maintenues en quarantaine "pour une durée totale de 42 jours" et appelle les cas contacts présentant un risque d'infection à s'isoler par mesure de sécurité.

"Les personnes ayant été en contact avec un passager du navire MV Hondius ou avec toute personne ayant été infectée ou présentant un risque sérieux d’infection par l’hantavirus de souche Andes à la suite de l’infection observée sur ce navire peuvent faire l’objet de mesures de quarantaine ou d’isolement lorsqu’il apparaît qu’elles présentent un risque sérieux d’infection", prévoit le décret signé par le Premier ministre.

Le ministère demande en particulier aux passagers de deux vols considérés à risque – le n°4Z132 du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesburg et le n°KL592 du 25 avril reliant Johannesburg à Amsterdam – de se présenter "sans délai aux autorités sanitaires".

Ces personnes sont tenues d'observer "une mesure de quarantaine à domicile dans l’attente d’une évaluation de leur risque d’infection, à laquelle il est procédé dans les trois jours qui suivent leur signalement".

Le non-respect de ces mesures d'isolement expose les contrevenants à des peines pouvant aller à six mois d'emprisonnement et de 10 000 € d'amende, en vertu du Code de la santé publique, en vigueur depuis le 1er janvier 2024.

Des ambulances transportant des patients évacués du MV Hondius et soupçonnés d'être atteints d'une infection à hantavirus quittent l'aéroport du Bourget, le 10.05.2026
Des ambulances transportant des patients évacués du MV Hondius et soupçonnés d'être atteints d'une infection à hantavirus quittent l'aéroport du Bourget, le 10.05.2026 AP Photo/Thibault Camus

Les autorités ont pour l'instant identifié 22 personnes en France ayant été en contact avec des passagers du MV Hondius. Ces dernières, pour la plupart françaises, se trouvaient à bord des vols mentionnés – n°4Z132 et n°KL592 – où elles étaient assises "non loin" de croisiéristes.

"Briser les chaînes de transmission du virus"

Reçue au "20 heures" de France 2 dimanche soir, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a détaillé la stratégie du gouvernement, qui vise à "briser les chaînes de transmission du virus" afin de prévenir toute propagation du hantavirus en France.

"Nous prenons avec le Premier ministre des mesures très strictes, les plus strictes de la zone européenne, pour protéger les Français en considérant que, parce que c'est tout au début de l'épidémie que ça se joue, qu'il faut briser les chaînes de transmission du virus", a-t-elle déclaré.

Rappelant que le hantavirus est un type d'agent pathogène bien connu des scientifiques depuis plusieurs décennies, Stéphanie Rist s'est voulue rassurante quant à un éventuel risque d'épidémie.

"Il s'agit d'un virus qu'on connaît. Dans les années 1990, on a découvert cette souche des Andes. Dans les années 1970, pour tous les hantavirus. Donc, ce sont des virus que nous connaissons, que les scientifiques connaissent, et c'est avec eux que nous travaillons pour mettre les meilleures mesures en place", a-t-elle précisé.

Cette intervention de Stéphanie Rist a fait suite à une réunion d'urgence organisée dimanche par Sébastien Lecornu à Matignon, à laquelle ont également participé les ministres de l'Intérieur, Laurent Nuñez, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, ainsi que le directeur général de l'ARS d'Ile-de-France, Denis Robin, et le directeur général de la santé, Didier Lepelletier.

Sébastien Lecornu a annoncé qu'une nouvelle réunion aura lieu ce lundi après-midi "pour suivre au plus près l'évolution de la situation".

À l’échelle mondiale, on estime qu’entre 150 000 et 200 000 cas d’infection par le hantavirus surviennent chaque année. Cet agent pathogène se transmet habituellement via les morsures de rongeurs infectés ou par contact avec leurs déjections, la transmission inter-humaine étant extrêmement rare.

Accéder aux raccourcis d'accessibilité
Partager Discussion

À découvrir également

Hantavirus: deux cas détectés chez les évacués du MV Hondius

Royaume-Uni : les enfants grandissent avec l’obésité, quelle situation en Europe ?

Perte de poids: une étude remet en cause la barre des 10 000 pas par jour