La fronde de la Hongrie et la Pologne face à leurs partenaires européens

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Par Euronews avec AFP
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Les deux pays ont bloqué l'adoption du plan de relance et du budget pluriannuel européen. Ils réclament le retrait du « critère de l'État de droit ».

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Pas de concessions, pas de vote à l'unanimité. Ce lundi, la Hongrie et la Pologne ont mis leur menace à exécution. Elles ont opposé leur véto au plan de relance européen et au budget pluriannuel européen. La raison du blocage n'est autre que le critère dit « de l'État de droit » : un mécanisme qui lie le versement des fonds européens au respect des valeurs démocratiques. Ce dernier a, lui, bien été adopté.

« Un chantage politique »

Pour le porte-parole du gouvernement hongrois, la fronde de Budapest et de Varsovie est tout ce qu'il

« Ce qui est proposé à la demande du Parlement européen et du Conseil lui-même, emmené par l'Allemagne, n'est pas un système de critères objectifs, assureZoltán Kovács_. Et il n'est pas possible d'avoir une discussion en bonne et due forme sur la base des critères qui ont été établis. Nous avons été très clairs dès le début. La Hongrie n'a pas changé de position sur ce que l'on nomme le critère de l'État de droit. Nous pensons que dans sa forme actuelle, il s'agit pour ainsi dire d'un chantage politique. »_

Répondre à l'urgence économique

Le plan de relance et le budget européen mis en attente sont en grande partie censés répondre aux conséquences économiques de la pandémie. Ils représentent au total près de 1800 milliards d'euros sur sept ans. Or pour l'eurodéputé vert Daniel Freund, il y a urgence a débourser les aides et les prêts qui en découleront.

« Nous ne pourrons pas adopter ces mesures tant que nous n'aurons pas de vote à l'unanimité. Et l'argent ne pourra pas être versé à ceux qui l'attendent. Il y a des milliers de petites entreprises qui sont au bord de la faillite. Des millions de citoyens attendent cet argent. Donc nous n'avons pas beaucoup de temps. »

Pour autant, le Parlement européen n'entend pas revenir sur le critère de l'État de droit qui vise les manquements de certains pays membres, Hongrie et Pologne en tête.

« Le Premier ministre hongrois Viktor Orban prend l'Union et la réponse européenne à la crise économique en otage, renchérit Daniel Freund. Et il le fait non pas pour une cause qui a du sens, mais pour continuer à accaparer des fonds européens qui servent ses intérêts personnels. »

Les dirigeants européens doivent se retrouver jeudi en visiocoférence. Nul doute qu'il sera question de ce blocage. Reste à voir quelles concessions peuvent être envisagées de part et d'autre.

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