Un plafond pour frapper le pétrole russe sans déstabiliser les marchés

L'UE et le G7 cherchent à limiter les revenus russes issus de la vente de pétrole
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Par Euronews
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Depuis le 5 décembre, l'UE ne peut plus importer par bateau du pétrole russe. Dans le même temps, le G7 a décidé de plafonner le combustible à 60 dollars le baril.

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L'Union européenne et le G7 intensifient la guerre énergétique avec la Russie. Les principales puissances économiques cherchent à frapper les revenus de Moscou à travers son pétrole.

Depuis lundi, les 27 ne peuvent plus importer par bateau l’hydrocarbure. Dans le même temps, le G7 vient de fixer un plafond à 60 dollars le baril.

"Nous voulons réduire les revenus que Vladimir Poutine tire de son pétrole car il finance sa guerre barbare avec ce pétrole, ainsi que toutes les atrocités commises par les Russes en Ukraine. Dans le même temps, dans un dialogue étroit avec nos partenaires transatlantiques, ils nous demandent et nous sommes d'accord de ne pas perturber les marchés internationaux", explique le vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans.

Frapper le pétrole russe est lourd de conséquences puisque le pays est le deuxième exportateur mondial derrière l'Arabie Saoudite. En 2021, la moitié des exportations de Moscou avait pour destination l'Europe.

L'UE est d'ailleurs le principal fournisseur de navires et de services d'assurance. C'est pourquoi, il s'agit de pousser les entreprises européennes à ne pas collaborer avec des pays comme la Chine et l'Inde s'ils n'acceptent pas le plafond convenu par le G7. Ce choix permet aux 27 de faire pression sur les marchés internationaux mais la mesure ne fait pas l’unanimité.

"Nous ne pensons pas que la Chine et l'Inde participeront à ce plafonnement des prix et les flux à destination de ces pays se poursuivront donc largement", estime Alan Gelder de chez Wood McKenzie.

"Nous ne pensons donc pas que cela va réellement perturber. Le temps nous le dira", ajoute-t-il.

Le Kremlin répond en annonçant vouloir interdire la vente de son pétrole en dessous du plafond, même si cela signifie réduire sa production. Toutefois, cette décision change un peu plus la carte énergétique mondiale dont les frontières restent floues et dont les incertitudes qui en découlent auront un impact direct sur le quotidien des citoyens.

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