Les autorités suisses ont ouvert une enquête criminelle sur les propriétaires, qui sont soupçonnés d'homicide involontaire, de lésions corporelles involontaires et d'avoir involontairement provoqué un incendie.
Un tribunal suisse a ordonné lundi trois mois de détention provisoire pour le cogérant d'un bar qui a pris feu lors d'une soirée du Nouvel An, tuant 40 personnes et en blessant 116 autres.
Le tribunal des mesures obligatoires du canton du Valais (sud-ouest) a ordonné que Jacques Moretti, gérant, avec sa femme, du bar Le Constellation à Crans-Montana, soit placé en détention en raison d'un éventuel "risque de fuite" mis en évidence par les procureurs.
Toutefois, le tribunal a déclaré dans un communiqué qu'il était enclin à lever la détention provisoire de trois mois si des "mesures de sécurité" suffisantes, y compris éventuellement une caution, étaient mises en place.
Il a ajouté que le directeur devrait rester en détention jusqu'à ce que ces mesures soient mises au point.
Le bureau de Patrick Michod, avocat de Moretti, n'a pas répondu aux demandes de commentaires envoyées par courrier électronique et sa secrétaire a déclaré que l'avocat n'était pas immédiatement disponible.
Dans un communiqué, les avocats de Jessica Moretti ont déclaré que la décision du tribunal permettrait à son mari de "retrouver la liberté" une fois que les conditions seraient réunies.
Les autorités suisses ont ouvert une enquête criminelle sur les propriétaires, qui sont soupçonnés d'homicide involontaire, de lésions corporelles involontaires et d'avoir involontairement provoqué un incendie.
Les enquêteurs pensent que des bougies scintillantes ont déclenché l'incendie lorsqu'elles se sont approchées trop près du plafond, qui était équipé d'un matériau d'insonorisation.
Les autorités ont cherché à savoir si le matériau était conforme à la réglementation et si l'utilisation des bougies était autorisée dans le bar.
La semaine dernière, il est apparu que les inspections de sécurité incendie n'avaient pas été effectuées depuis 2019.
En vertu de la réglementation régionale, tous les bâtiments "accessibles au public" du canton du Valais doivent faire l'objet d'un contrôle annuel de sécurité incendie.
Dans leurs premiers commentaires publics depuis l'incendie, les Moretti, un couple français, ont déclaré la semaine dernière qu'ils étaient "dévastés et accablés de chagrin" et se sont engagés à "coopérer pleinement" avec les enquêteurs.
Lors d'une cérémonie commémorative organisée vendredi dans le cadre d'une journée de deuil national, le président suisse Guy Parmelin a déclaré que la Suisse était "consternée" par cette tragédie.
"Nous devons aux personnes touchées, à leurs familles et à leurs proches le respect, le souvenir et l'obligation de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour qu'une telle catastrophe ne se reproduise plus", a-t-il écrit dans une lettre ouverte.