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Élections législatives: les sondages sortie des urnes placent l'alliance de gauche en tête, anéantissant les espoirs du RN

La place de la République à, Paris noire de monde le 7 juillet
La place de la République à, Paris noire de monde le 7 juillet Tous droits réservés Christophe Ena/Copyright 2024. The AP
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Par Jack SchicklerJean Philippe LIABOT
Publié le Mis à jour
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Cet article a été initialement publié en anglais

Le Rassemblement national devrait voir le nombre de ses sièges augmenter de manière significative, selon Ipsos, mais le "barrage républicain" a réduit à néant ses chances d'obtenir une majorité absolue.

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L'alliance de gauche du Nouveau Front populaire est arrivée en tête des élections législatives françaises, mais n'a pas réussi à obtenir la majorité des députés nécessaire pour contrôler l'Assemblée nationale, selon un sondage réalisé à la sortie des urnes.

Les prévisions d'Ipsos représentent un revers pour le Rassemblement national (RN), qui a vu ses espoirs de majorité absolue anéantis par le "barrage républicain" et le retrait stratégique de certains candidats.

Le Nouveau Front Populaire (NFP), une coalition formée par les socialistes, les communistes, les verts, la France Insoumise et Place Publique, devrait remporter entre 171 et 187 des 577 sièges à l'Assemblée nationale, selon les prédictions d'Ipsos.

Les résultats provisoires en siège des élections législatives

Elle est suivie par la coalition Ensemble du président Emmanuel Macron, qui, selon Ipsos, obtiendrait entre 152 et 163 sièges, ce qui représente une baisse significative par rapport aux 245 sièges obtenus lors des dernières élections de 2022.

Bien qu'il soit arrivé en tête des sondages lors du premier tour le 30 juin, le Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen est arrivé en troisième position, obtenant entre 134 et 152 sièges, soit une hausse d'environ 55%.

Jordan Bardella ne sera donc vraisemblablement pas Premier ministre.

Jordan Bardella, RN, lors de son discours post second tour.
Jordan Bardella, RN, lors de son discours post second tour. Louise Delmotte/Copyright 2024 The AP. All rights reserved.

Enfin, LR qui a longtemps dominé la politique française, obtiendrait de 57 à 67 sièges, soit quasiment le même nombre que lors de la précédente législature. Et ce, malgré que des députés, dont le chef du parti Eric Ciotti, ont récemment prêté allégeance à Marine Le Pen.

La gauche en hausse

Le Nouveau Front populaire a été constitué en juin pour repousser la menace de l'extrême droite, mais n'avait pas réussi à atteindre une unité totale. Les partis de gauche qui ne font pas partie du NFP ont obtenu entre 13 à 16 sièges, selon les sondages.

JL Mélenchon, Le leader de la France Insoumise lors d'un discours à Paris le 7 juillet.
JL Mélenchon, Le leader de la France Insoumise lors d'un discours à Paris le 7 juillet. Thomas Padilla/Copyright 2024 The AP. All rights reserved.

En 2022, une coalition équivalente, connue sous le nom de NUPES, avait obtenu 131 sièges, tandis que les autres partis de gauche en avait obtenu 22.

C'est cependant une belle progression pour la gauche.

Qui sera Premier ministre ?

Au vu des résultats, le Premier ministre Gabriel Attal a déclaré ce dimanche soir qu'il "remettra lundi sa démission". Il occupait ce poste depuis le début de l'année.

le Premier ministre Gabriel Attal à Matignon le 7 juillet.
le Premier ministre Gabriel Attal à Matignon le 7 juillet. Aurelien Morissard/Copyright 2024 The AP. All rights reserved.

La constitution française autorise la "cohabitation", avec un président et un premier ministre issus de partis différents. La dernière cohabitation a eu lieu de 1997 à 2002, lorsque le socialiste Lionel Jospin a gouverné aux côtés du président Jacques Chirac.

Mais c'est une première en France : aucun parti n'aura de majorité sans la création d'une coalition gouvernementale. Le pays pourrait donc se retrouver dans une impasse.

Dans un communiqué, Le chef de l'Etat a précisé ce dimanche qu'il attendra la "structuration" de la nouvelle Assemblée pour "prendre les décisions nécessaires". Fin de citation.

Le président français Emmanuel Macron quittant un bureau de vote le 7 juillet.
Le président français Emmanuel Macron quittant un bureau de vote le 7 juillet. Mohnammed Badra/AP

Stéphane Séjourné, patron de Renaissance, a également annoncé que le camp présidentiel présentera des "conditions préalables à toute discussion" en vue d'obtenir une majorité claire à l'Assemblée nationale.

Un taux de participation élevé

Compte tenu de l'importance de l'enjeu, les électeurs se sont déplacés en masse. À 18 h le taux de participation était de 67,1 %, le plus élevé depuis 1997 et bien plus élevé que les 46,2 % obtenus en 2022, selon Ipsos. On aura le chiffre définitif dans la nuit.

Des enveloppes dans un bureau de vote le 7 juillet
Des enveloppes dans un bureau de vote le 7 juilletAurelien Morissard/Copyright 2024 The AP. All rights reserved.
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